Simenon Simenon Blog

Simenon Simenon

SIMENON SIMENON • Dal 2010 news quotidiane internazionali su Simenon. Les romans de Simenon. Il commissario Maigret. Biografia di Simenon. Inspector Maigret. Opere di Simenon. Daily news on Simenon. Les enquêtes du commissaire Maigret. I viaggi di Simenon. Biographie de Simenon. I Maigret e i non-Maigret. Les romans durs. Simenon reporter. Simenon et la littérature. La pipa di Simenon e la pipa di Maigret. News quotidiennes sur Simenon et Maigret. Simenon & media • SIMENON SIMENON

 

"Une seule [solution] est la vérité humaine. Il faut, non la découvrir par un raisonnement rigoureux, par une reconstitution logique des faits, mais la sentir." (Maigret s’amuse) 

"Una sola (soluzione) è la verità umana. Bisogna scoprirla non con un ragionamento rigoroso, con una ricostruzione logica dei fatti, ma occorre sentirla" (Maigret si diverte)

Only one [solution] is human truth. You have, not to discover it through rigorous reasoning, by a logical reconstitution of facts, but to feel it.” (Maigret Enjoys Himself)

Author: Maurizio Testa
Posted: September 30, 2020, 8:07 am

Un florilège de déclarations du romancier à propos des interprètes de Maigret 

 

SIMENON SIMENON. SIMENON, MAIGRET E GLI ATTORI

Una raccolta di dichiarazioni del romanziere sugli interpreti di Maigret

SIMENON SIMENON. SIMENON, MAIGRET AND THE ACTORS

An anthology of the novelist's statements about Maigret's interpreters 



 

C'est un sujet que nous avons abordé plusieurs fois sur ce blog, mais on peut toujours y revenir, étant bien entendu qu'il ne s'agit pas de soulever une nouvelle polémique, mais simplement de poser des faits. Lorsqu'un personnage littéraire acquiert une célébrité telle que celle du commissaire à la pipe, et que celui-ci a acquis grâce à son créateur, une personnalité aussi fascinante et complexe, il ne peut qu'attirer le désir d'un scénariste et d'un réalisateur de le mettre en scène. À quel moment la transposition sur l'écran s'éloigne-t-elle de la fidélité à l'esprit du roman pour atteindre à une re-création, c'est une question sur laquelle on peut discuter sans fin, mais ce ne sera pas le thème de ce billet. 

Aujourd'hui, nous allons évoquer quelques-uns des interprètes de Maigret, sous un éclairage particulier, celui des déclarations que Simenon a faites à propos de ces acteurs, et nous vous proposons un florilège, dans lequel nous donnerons aussi la parole à Maigret, qui en parle dans ses Mémoires, tout en étant naturellement conscient que c'est le romancier qui met dans la bouche de son personnage ses propres avis sur la question. 

Nous l'avons souligné à d'autres occasions, Simenon n'a pas toujours exprimé le même avis quant à ces acteurs, et il avait pour habitude d'être élogieux et enthousiaste au moment où démarrait le tournage du film, et même après les premières projections, mais plus tard il revenait souvent sur ses déclarations et se montrait beaucoup moins dithyrambique… 

Le seul acteur pour lequel il n'ait jamais changé d'avis est Pierre Renoir, le premier Maigret à l'écran, et que Simenon, tout au long de sa vie, dans ses interviews et dans ses écrits, considéra toujours comme le meilleur. Dans le journal Paris Midi, en avril 1932, juste après la sortie du film La Nuit du carrefour, le romancier déclarait : « Pierre Renoir […] incarne le commissaire Maigret avec une maîtrise magnifique qui m'a fait rêver à mon personnage comme s'il ne sortait pas de ma propre imagination. » Cinquante ans plus tard, en 1977 dans sa dictée Point-Virgule, il n'avait pas modifié son opinion : « Pierre Renoir […] a été le meilleur Maigret. [Il] avait compris qu'un commissaire principal de la P.J. est un fonctionnaire. Il s'est comporté et habillé en fonctionnaire ». Avis partagé par Maigret, qui écrit dans ses Mémoires que Pierre Renoir a « arboré […] des vêtements comme en porte n'importe quel fonctionnaire » et que l'acteur avait eu certaines attitudes d'une ressemblance frappante avec son modèle… 

Pour les deux films suivants, Le Chien Jaune et La Tête d'un homme, Simenon aurait volontiers vu Pierre Renoir reprendre le rôle. Les choses en allèrent autrement, et les déclarations du romancier à l'époque sur Abel Tarride et Harry Baur restèrent prudemment laconiques, ce qui ne l'empêcha pas de se rattraper plus tard… Toujours dans la même dictée, Simenon disait d'Abel Tarride que son physique « était plutôt destiné à faire rire qu'à représenter la police judiciaire ».Quant à Harry Baur, il chargea Maigret d'en parler : « Harry Baur était sans doute un grand acteur, mais il avait […] un faciès à la fois mou et tragique. » 

Sautons quelques années pour évoquer Jean Gabin, dont Simenon déclarait en 1957, avant le tournage de Maigret tend un piège, dans Ciné Revue : « Je crois que Jean Gabin sera le plus proche de Maigret, de l'idée que le public se fait de Maigret et, en tout cas, de l'idée que je m'en fais moi-même. » Plus tard, le romancier sera moins convaincu, reprochant surtout à l'acteur de ne pas savoir fumer la pipe correctement... De Michel Simon, Simenon dira, à la mort de ce dernier en 1975 : « le meilleur Maigret, c'était lui », mais quelques années plus tard, il affirmait que l'acteur « était très bien mais ne ressemblait pas au commissaire ». 

Malgré tout, nous croyons à la sincérité du romancier, en lui laissant le mot de la fin, avec cette déclaration de 1979, à l'occasion des 50 ans de la naissance de Maigret : « Les adaptations trahissent toujours le roman, pour cette raison surtout que je ne dessine pas en détail mes personnages et je ne fais jamais de descriptions minutieuses. Le lecteur doit travailler un peu ! » 

 

Murielle Wenger 

Author: Maurizio Testa
Posted: September 29, 2020, 10:17 am

I.N.A. - 21/12/1963 - Le 21 décembre 1963, dans l'émission Portrait souvenir de Roger Stéphane, l'écrivain Georges Simenon, l'auteur des Maigret dévoile la personnalité de son héros, telle qu'il l'a imaginée. Debout et la pipe à la main, il imite et mime certains comportements de l’enquêteur. D'emblée, il le décrit comme quelqu'un "qui extérieurement n'impressionne pas du tout, il poursuit, c'est un homme très ordinaire, d'une culture moyenne, même en dessous de la moyenne, mais qui a le sens de renifler l'intérieur des gens". Georges Simenon accepte de décrire comment Maigret doit se mouvoir. Il évoque ensuite son absence de sentimentalité. Il dépeint ses attitudes sur les lieux d'un crime, lors d'un interrogatoire, dans ses rapports avec ses inspecteurs, notamment son adjoint Janvier et avec Madame Maigret, "ils s'aiment assez pour supporter le silence." L'écrivain raconte notamment comment il conseilla l'acteur anglais Ruppert Davis qui ne comprenait pas la distance du commissaire envers son épouse. Enfin, Simenon évoque la relation du commissaire vis-à-vis de l'alcool, en rapport avec une époque où lui aussi buvait beaucoup, "j'ai pu changé mon comportement mais pas le sien", et vis-à-vis de la nourriture. "Sa part de sensualité à lui"....>>>
Author: Maurizio Testa
Posted: September 28, 2020, 11:26 am


« J’ai toujours de l’espoir, jusqu’à la dernière minute, […] sinon je ne commencerais jamais une enquête. » (Maigret chez le ministre

Ho sempre la speranza, fino all'ultimo minuto, [...] altrimenti non inizierei mai un'inchesta. (Maigret dal ministro)

I always hope until the last minute, […] otherwise I would never begin an investigation.” (Maigret and the Minister)

Author: Maurizio Testa
Posted: September 27, 2020, 5:30 am

ANSA - 02/02/2020 - Alessandra Magliaro - Il film di Federico Fellini, che vinse la Palma d'oro al festival di Cannes nella giuria presieduta da George Simenon, Oscar per i costumi (Piero Gherardi) e decine di altri premi internazionali, compie 60 anni e altrettanti di influenza culturale. E' inserito in tutte le classifiche dei film della storia del cinema mondiale e, nonostante accoglienza critica negativa, richieste di censura ecclesiastica, divieto ai minori di 16 anni è il sesto film tra i più visti in italia dal 1950 ad oggi: solo nell'anno di uscita lo videro 13 milioni 600 mila persone e le foto delle file fuori al cinema sono immortalate in Divorzio all'italiana di Pietro Germi e Nuovo Cinema Paradiso di Giuseppe Tornatore. Al cinema Fiamma di Roma (oggi tristemente chiuso) nella notte tra il 2 e il 3 febbraio 1960 ci fu l'anteprima e il 5 febbraio al Capitol di Milano, prima di uscire in sala: i fischi coprirono il sonoro degli applausi. Leggenda vuole che il maestro di Rimini fu oggetto di sputi. "La sconcia vita" titolò l'Osservatore Romano pubblicando un anonimo commento (attribuito a Oscar Luigi Scalfaro futuro presidente della Repubblica), i giovani pensarono ad un film del peccato, uno di quelli con il fascino del divieto da andare a vedere con il documento del fratello più grande. Fellini ricevette in un solo giorno a Milano 400 telegrammi che lo accusavano di essere comunista, traditore ed ateo...>>>
Author: Maurizio Testa
Posted: September 26, 2020, 7:31 am
Il commissario a volte sembra assonnato o addirittura assente...

SIMENON SIMENON. MAIGRET EST-IL LASSÉ?
L'inspecteur semble parfois somnolent voire absent ...
SIMENON SIMENON. IS MAIGRET TIRED?
The inspector sometimes seems sleepy or even absent ...


















Maigret, per dirla terra terra, dorme in piedi? Perché al lettore, soprattutto neofita, vedere un commissario che, come si dice oggi, "sulla scena del crimine" se ne sta rintanato in un cantuccio può sembrare ben strano. La pipa spesso é spenta tra i denti, o al massimo con un lieve filo di fumo, gli occhi semichiusi, mentre fervono rilevi, interrogatori e perquisizioni da parte di agenti e ispettori. E lui? 
Lui è il capo della polizia giudiziaria e nell'iconografica consolidata, almeno in un momento topico, come quello del primo impatto con l'omicidio, ci si aspetterebbe una po' più di attività, un atteggiamento più interessato. E invece no. Il massimo che succede è vederlo passeggiare lentamente e pesantemente, su e giù sbuffando fumo dalla sua pipa, con lo sguardo perso nell'infinito e apparentemente disinteressato a quello che succede intorno a lui.
Ecco quindi la domanda provocatoria del titolo. Ma fosse un segno di stanchezza (non solo fisica, ma magari anche nei confronti delle indagini)?
I lettori d'oggi, sopratutto quelli più giovani, sono abituati, da un certo numero di scrittori, d'oltreoceano ma non solo, a detective sempre in azione, sempre pronti a cogliere quell'insignificante particolare, a individuare quel capello impigliato nelle schegge di un paletto di legno, che poi si rivelerà fondamentale per l'indagine.
E invece no, per il nostro non funziona così, come ben sanno gli appassionati, non è proprio così.
Al proposito Simenon non ci dice mai nulla. Ma ci tiene a specificare che "...Maigret non è intelligente, è intuitivo...".
Questo può generare confusione. Infatti una certa inattività, quella sorta di estraniazione da quello che succede sul posto non deve fuorviare, la stanchezza e il sonno non c'entrano. Quello che sta facendo il commissario è importante. É il cuore del "metodo Maigret" che consiste in prima battuta nell'assorbire umori, discorsi, atmosfere, mentalità e valori dell'ambito in cui è stato commesso il delitto. Come è stato detto, Maigret "fa la spugna" e si impregna di tutto quello che serve per entrare in quella comunità e ragionare come fosse uno di loro. A quel punto potrà pensare come loro, potrà comprendere azioni e reazioni in base ai loro valori, saprà decodificare i loro comportamenti e stabilire un filo logico partendo dalle persone, dalle loro aspettative, dai loro dolori, dalle loro storie.
E qui si capisce come il cuore delle indagini del commissario sia la persona, con quello che si porta dietro, con i condizionamenti che la vita gli ha imposto, con tutti i suoi fardelli e con  quel destino cui, a volte del tutto inconsapevole, corre incontro.
Questa attenzione della persona è l'origine di quell'interesse che Maigret uomo ha per i delinquenti, soprattutto quelli segnati dall'inclemenza della vita, per ci quali cerca di "capire e non giudicare" e nei casi estremi si assume la responsabilità di vestire i  panni (che non dovrebbero essere quelli di un vero commissario, ma qui siamo in letteratura...)  di "aggiustatore dei destini". Un colpetto qua, un testimone che non dice proprio tutto, una carta che non si trova... e il perseguitato da un destino avverso se la cava.
Ma questa non è la regola, però spesso il commissario vorrebbe vestire quei panni... o meglio il suo autore vorrebbe che lui li indossasse... Ma comunque, per quanto letterario, Maigret rimane pur sempre un commissario di polizia pur cercando la Giustizia, deve arrendersi alla Legge.
 
Author: Maurizio Testa
Posted: September 25, 2020, 11:46 am

Why Simenon continued to write novels with the Chief Inspector 


SIMENON SIMENON. NON POTETE ANDARE SENZA DI MAIGRET…

Perché Simenon ha continuato a scrivere romanzi con il commissario

SIMENON SIMENON. ON NE PEUT PAS SE PASSER DE MAIGRET...




Here is what Simenon told in a 1980 interview published in the book entitled Simenon, released by l'Age d'Homme editions: “When I had written the eighteenth Maigret novel, I went to Fayard and I told him: - I'll stop the Maigret collection. – Why? – Because I want to write what pleases me.” And so the novelist stopped writing Maigret novels for some times, and wrote only “romans durs”. Those novels had success too, despite Fayard's doubts… Nevertheless, we may wonder what would have happened if Simenon had kept his word and had never written Maigret novels anymore… Of course, the “romans durs” are important and essential enough to ensure him posterity and the place he deserves in the story of literature. Yet would he and his works have been the same without the Maigret novels? Didn't this hero, who followed him for more than forty years, contribute to a kind of equilibrium for the novelist and for his works? 

Simenon tried several times getting rid of Maigret, this character who had brought him glory and also, one must admit, the money that allowed him to live as he wanted to. No doubt the novelist found that his hero was somewhat cumbersome and even invasive, because it is true that for a long time people would only know Simenon as a detective novel writer… 

Simenon had to wait long till he was recognized as a great novelist, and, according to the law of the pendulum swing back, literary critics attempted then to eclipse the Maigret novels… Fortunately, thanks to Maigret's evocative strength, nowadays almost everyone acknowledges that the Maigret novels and the “romans durs”, that is to say both sides in Simenon's works, are equally important, and that the Maigret novels are much more that just good for relaxation in the waiting room... 

As for Simenon himself, he eventually realized that Maigret was necessary to his “writing balance”. He needed to alternate the “romans durs” and the Maigret novels, because writing an investigation lead by the Chief Inspector was a kind of little joy he offered himself between two hard writings, and also because he could try, in a Maigret novel, a theme he would afterwards develop in a “roman dur”; or, on the contrary, a Maigret novel would allow him to discuss topics he didn't succeed in dealing with in a “roman dur”. Over time Maigret would serve him as a kind of counterpoint, of counterpoise, putting some lightness in the heart of the works, but also becoming a character to which he could confide his own questionings about many subjects that haunted him. 

And their relationship got closer and closer over time. Whereas Simenon had forgotten, once he ceased to be a novelist, most of the characters he had created, wasn't Maigret the only character that the novelist talked about in his autobiographical works, and even many times?... 

 

by Simenon-Simenon 

Author: Maurizio Testa
Posted: September 24, 2020, 7:27 am

"Mon rôle est de découvrir les coupables. Pour cela, je n’ai à m’inquiéter que de leur mentalité avant. Savoir si tel homme a été capable de commettre tel crime, quand et comment il l’a commis." (Cécile est morte)

"I mio compito è scoprire i colpevoli. Per questo non posso che occuparmi della loro mentalità preceddente. Sapere se un tale uomo è stato capace di commettere quel crimine, quando e come l'ha commesso" (Cecilia é morta)

My role is to discover the culprits. For this I have only to care about their mentality beforeTo know whether this particular man was able to commit such a crime, when and how he committed it.” (Cécile is Dead)

Author: Maurizio Testa
Posted: September 23, 2020, 7:31 am
Quand le romancier tentait de mettre son héros à la retraite 

SIMENON SIMENON. L'ULTIMA INCHIESTA DEL COMMISSARIO
Quando il romanziere tentò di fare andare in pensione il suo eroe
SIMENON SIMENON. THE CHIEF INSPECTOR'S LAST INVESTIGATION
When the novelist was trying to put his hero in retirement 


On se souvient qu'en 1934, Simenon décidait d'abandonner le commissaire pour se consacrer à l'écriture de romans sans Maigret. En 1933, il avait écrit une dix-huitième aventure pour son héros, L’Écluse no 1, roman dans lequel Maigret se trouvait à une semaine de prendre la retraite. Le romancier avait imaginé que ce serait la dernière enquête du commissaire, et il s'était mis à écrire des « romans durs » pour Fayard, ainsi que les premiers qu'il donna à Gallimard. Ce n'est que sur l'insistance des lecteurs qu'il accepta de faire revivre encore une fois son personnage, et qu'il rédigea Maigret, roman où le commissaire à la retraite reprenait du service pour venir au secours de son neveu qui s'était fourré dans une sale histoire. Le roman parut en feuilleton dans Le Jour, avec un avertissement de Simenon, qui jurait que c'était la dernière fois qu'il mettait son héros en scène. Il tint parole… pendant deux ans et demi. Une période au cours de laquelle il voyagea beaucoup, prenant toutefois le temps de rédiger des romans, dont plusieurs s'inspiraient de ses récents périples. 
En automne 1936, cependant, il accepta d'écrire une série de nouvelles pour Paris-Soir, dans lesquelles il remettait Maigret en activité. Neuf nouvelles où on retrouvait le commissaire dans ses œuvres, installé dans son bureau du Quai des Orfèvres, ou menant une investigation hors de la capitale. Et en 1938, Simenon rédigeait une nouvelle série de dix nouvelles, cette fois pour le magazine Police-Roman/Police-Film. Comme l'a écrit Francis Lacassin, le romancier imaginait probablement que ces nouvelles resteraient « enfouies dans le cimetière des journaux d'avant-guerre » ; mais elles furent appelées à une vie prolongée puisque, sur l'insistance de Gallimard, dix-sept de ces nouvelles furent publiées, en 1944, dans le volume Les Nouvelles Enquêtes de Maigret. 
On peut croire à la sincérité de Simenon lorsqu'il affirmait, en 1934, qu'on ne l'y reprendrait plus à écrire un roman policier avec Maigret pour héros. En témoigne cette interview parue en septembre 1935 dans le journal Le Petit Parisien, dans laquelle le romancier avait ces mots : « Maigret, je l'ai mis définitivement à la retraite. Ne croyez pas que le roman policier tenait à moi par des liens nécessaires. C'est une forme que j'ai choisie, que j'ai voulue, parce qu'elle m'offrait le seul moyen […] de me faire la main. […] Quand j'ai su faire tenir quatre ou cinq personnages dans un bouquin, j'ai mis Maigret à la retraite. Ce sont mes livres actuels. Je les trouve trop courts, avec trop peu de monde. Je sais ce qui me reste à apprendre. Je le ferai. » 
Ce qu'on peut encore noter, c'est que parmi la seconde série de nouvelles, les quatre premières sont des enquêtes que Maigret mène alors qu'il est en activité à la P.J., alors qu'il investigue en retraité dans les cinq dernières. Entre les deux, la nouvelle L’Étoile du Nord, dans laquelle le commissaire est à deux jours de la retraite. On peut faire un parallèle entre cette nouvelle et le roman L’Écluse no 1 ; dans celui-ci, Maigret évoque sa retraite en se disant qu'il « avait vraiment envie de campagne, de quiétude, de lecture. Il était fatigué. », mais il ressent tout de même de la mélancolie, et surtout il ne peut s'empêcher de mener son enquête avec un certain plaisir ; Simenon montre que son héros a de la difficulté à quitter son ambiance habituelle d'investigateur. Dans la nouvelle, Maigret « n'avait jamais pensé avec impatience à la retraite. O, voilà que, à quarante-huit heures de la liberté, il […] comptait les heures, ne cessait d'évoquer la maison des bords de la Loire » ; mais là aussi, il ne pourra résister à l'appel d'une nouvelle enquête à embrayer. Voilà pourquoi il accepte aussi facilement les sollicitations de ceux qui viennent à Meung-sur-Loire lui demander de s'occuper d'une affaire, alors qu'officiellement il n'en a plus le droit. Parce que son métier lui colle à la peau… 

Murielle Wenger
Author: Maurizio Testa
Posted: September 22, 2020, 7:45 am

CineManiac - 26/1072016 - Camille Marty-Musso - Qui à tué Arlette, strip-teaseuse au « Picrate » à Pigalle tenue par un ancien proxénète et son ex-tapin, femme trop vite vieillissante, qui lui a offert l’établissement? Arlette qui vient hanter le film car tous les hommes l’aimaient, pas pour son corps de rêve, toutes ses collègues lui ressemblaient, cheveux très noirs, peau hâlée et regard clair paumé ou dur selon les circonstances? Tous ses amants et amis d’amants sentaient qu’elle n’était pas comme les autres… et tous sont des coupables potentiels… Dès son arrivée sur l’ensemble fan, on voit la silhouette d’une jolie femme en petit manteau rouge et escarpins vernis noirs, rien de vulgaire, la. Alerta s’approche, son visage trop maquillée est épuisé et bouffi, car on va en faire un portrait assez détaillé avant qu’elle doit assassinée sous sa douche, façon giallo soft, la scène est coupée très vite. Dans l’intervalle, ivre morte, elle a dénoncé deux types au commissariat qui voulaient « buter », comme ils ont dit une comtesse pleine de diamants, s’est rétractée le matin, est rentrée chez elle pour trouver la mort qu’elle cherchait partout mais pas comme ça… Le commissaire Maigret qui partait en vacances en Bretagne les passera Quai des Orfèvres…>>>
Author: Maurizio Testa
Posted: September 21, 2020, 8:31 am


"Je répète volontiers que les gens sensés ne tuent pas. » (Maigret a peur)

"Ripeto volentieri che le persone di buon senso non uccidono" (Maigret ha paura) 

“I gladly repeat that sane people don't kill.” (Maigret is Afraid)

Author: Maurizio Testa
Posted: September 20, 2020, 5:26 am

France Today - 16/04/2016Thirza Vallois No wonder Georges Simenon set most of the Maigret stories in Paris – 63 out of 75 of them in fact. Because Paris is a compact city, it provides an unrivalled stage for crime fiction, where the investigation can progress at speed. But the Maigret stories also make wonderful guides to the flip-side of pre-gentrified Paris, the Paris of black and white photos, a shabby conglomerate of closely-knit communities, yet alive with the pulse of authenticity. Simenon crisply encapsulates that Paris of neighbourhood bars and bistros, of payphones and platform buses, sparing us neither the gloom of November nor the heat of August. He even takes us past the loge of the concierge into private homes, and gratifies us with the smell of floor polish or the cooking smells of ragoût de moutonblanquette de veau or tripes à la mode de Caen.With a Maigret in hand you can comb every bit of Paris. Be aware, however, that Simenon fiddles with street numbers and place names, throwing in existing ones alongside those he invents, or shifting places around. And to complicate it further, many of the real-life places have since disappeared. He also throws bits of his own life into Maigret’s, the devotion to pipes and beer not least. Maigret’s persona, on the other hand, is largely inspired by real-life Commissaire Guillaume, le grand patron of the Police Judiciaire...>>>
Author: Maurizio Testa
Posted: September 19, 2020, 5:26 pm

 Rivoluzione per i romanzi, dal libro all'ebook fino all'audiolibro

SIMENON SIMENON. CHANGEMENT DE CHOSES: PAPIER, NUMERIQUE OU AUDIO?
Révolution pour les romans, du livre à l'ebook en passant par le livre audio
SIMENON SIMENON. THINGS CHANGE: PAPER, DIGITAL OR AUDIO NOVEL?
Revolution for novels, from the book to the ebook to the audiobook














Una volta si diceva: "Basta che leggi, qualsiasi cosa ma per favore leggi!". Uno sprone che insegnanti e genitori indirizzavano a chi non aveva propensione alla lettura. Oggi, parafrasando, potremmo dire "Basta che leggi, come non importa, magari ascoltali i libri, ma per favore leggi!".
Già perché, e non da oggi, oltre che leggerli, sia in cartaceo che in digitale, i libri si possono anche ascoltare, sul proprio smartphone, sul computer, sul tablet...
Non da oggi, perché il libro elettronico data la sua comparsa sul mercato nei primi degli anni '90 e l'audiolibro circola già dagli anni '60, sia pure allora avendo come supporto le cassette-audio e non i digitali mp3.
In questo campo le polemiche non mancano. Da una parte gli ultrà della tradizione asseriscono che l'unico vero modo per poter davvero apprezzare un romanzo é quello di leggerlo in un libro cartaceo, stampato in tipografia, rivendicando anche il concorso del valore, non solo iconico, dell'oggetto libro insieme al piacere di sfogliarne le pagine. E, alla vista del successo di ebook e audiolibri, fanno previsioni catastrofiche, in taluni casi, addirittura sulla fine della letteratura.
I sostenitori degli ebook invece magnificano il fatto di poter portarsi ovunque decine e decine di libri in un device, quasi tascabile, che pesa poco più di cento grammi. Di poter comprare libri senza porsi il problema di dove stivare decine e decine di libri in una casa magari già zeppa di volumi su librerie, mensole, scrivanie, comodini, tavoli, scaffali vari...E poi si può leggere senza fonti di luce, grazie alla sua illuminazione autonoma, ma anche senza occhiali, potendo variare la grandezza dei caratteri, avendo sempre attivo il segnalibro di dove si è interrotta la lettura ed altre meraviglie.
L'audiolibro viene dai detrattori identificato come "il libro dei pigri", di chi non vuole faticare a leggere....! In realtà in tutte le situazioni in cui non si può leggere, mentre si guida durante un viaggio o uno spostamento, mentre si va in bici, o si cammina, quando si è impegnati a fare qualcosa con le mani, smartphone, cuffiette e si è trasportati nel mondo raccontato dal romanzo. C'é chi magnifica anche l'addormentarsi con la seducente voce di un attore che vi legge una storia...
Insomma le polemiche tra nuovi e vecchi metodi di fruire dei romanzi non si placheranno tanto facilmente, ma abbiamo fatto questa veloce analisi per arrivare la nostro Simenon che mette d'accordo tutti e ci permette di gustarci le sue opere sia su carta, che su ebook, che su audiolibro. E ci sorge spontanea una domanda, cosa ne avrebbe pensato Simenon? 
Questo significa chiedersi anche che cosa pensasse lo scrittore dell'innovazione tecnologica. Rimaniamo nel campo della scrittura iniziamo dalla macchina per scrivere che proprio tra gli anni '20 e i '30 ebbe, con le Remington Rand, una vera diffusione commerciale.  
Simenon passò dalla penna alla macchina senza remore. Un altro esempio è la dotazione tecnologica che lo scrittore volle per la grande villa di Epalinges che lui stesso aveva progettato, con telefoni intercomunicanti in tutte le stanze, insonorizzazione degli ambienti, sala operatoria, celle frigorifere, etc...  E in ultimo una scoperta della terza età quando, avendo smesso di scrivere, a settant'anni iniziò ad utilizzare il registratore per incidere pensieri, ricordi, riflessioni che poi verranno poi sbobinati dalla sua casa editrice (Presses de la Cité) e raccolti in volumi che passeranno alla storia come Les Dictées.
Personalmente abbiamo provato sia il cartaceo, che il digitale che l'audio e intanto dobbiamo confessare che a nostro avviso la soluzione più pratica e fruibile è l'ebook. Non che i libri non ci piacciano, anzi!... ma le nostre condizioni, sia pure privilegiate, vivendo in due in una casa grande su due piani, non ci consentono di stipare altri volumi (e poi incombe l'eredità della corposa biblioteca di mio padre!). Insomma l'ebook mi consente di comprare quei tre, quattro libri al mese senza patemi d'animo. 
Mi piace viaggiare in autostrada con un audiolibro che mia fa compagnia e mi piace l'idea che il tempo passato in auto non sia sprecato, ma una piacevole occasione per scoprire nuove storie e nuovi autori. 
Comunque nonostante queste mie preferenze a casa ho tutti i Simenon (Maigret compresi) in cartaceo, alcuni titoli in varie edizioni e in lingua originale, edizioni degli anni '30 e quindi quasi tutti i romanzi simenoniani li ho letti su libri. Poi però molte riletture le ho fatte su ebook ed alcune le ho riscoperte su audiolibro. 
E crediamo che Simenon ne sarebbe stato contento, dal momento che la grande diffusione delle sue opere, ancor oggi, si basa proprio sulla capacità di aver unito quella che viene definita letteratura bassa a quella alta e aver usato tutti i mezzi per parlare ad un pubblico il più vasto possibile.
Author: Maurizio Testa
Posted: September 18, 2020, 11:04 am

Why Simenon didn't worry about a chronological description of Maigret's biography 

 

SIMENON SIMENON. NON C'È BISOGNO DI CRONOLOGIA?

Perché Simenon non si è preoccupato di descrivere cronologicamente la biografia di Maigret

SIMENON SIMENON. PAS BESOIN D'UNE CHRONOLOGIE?

Pourquoi Simenon ne s'est pas préoccupé de décrire chronologiquement la biographie de Maigret 



Some years ago, there had been on this blog a discussion about this topic: the chronological order for the writing of the Maigret novels doesn't follow the chronological order of Maigret's life and career. At the time, one of the answers had been proposed in French and Italian, and today we propose an English version, which has been slightly modified and adapted.  

One can argue that Maigret isn't the first character for which his creator would first write some events in his life, and afterwards write other novels in which he would tell his infancies or youth, or beginnings in his career, and so on. Maurice Leblanc's Arsène Lupin could be an example for that. But with Simenon, there were other things that came into play.  

"One thing that irritated me sometimes was that he was mingling dates, placing at the beginning of my career investigations that had taken place later on, and vice-versa. […] I even intended […] to establish […] a timeline of the main cases I had been involved in. – Why not? Simenon answered to me. That's an excellent idea. Thus we'll be able to correct my books for the next edition. And he added without irony: - But, my old Maigret, you'll have to be kind enough to do the job by yourself, for I never dared to reread myself." (Maigret's Memoirs) 

This last sentence is a good illustration of what Simenon's writing is: fast, without backtracking, a minimal correction as a kind of "cleaning up", and, once the book had been published, the author didn't reread it. Which, beside, didn't prevent the fact that, although the novelist asserted that he forgot his characters once the book was finished, he had a rather good memory of what he had written: to be convinced of it, you have only to see the multiple examples of reminiscences from a novel to the other that you can find throughout the Maigret saga.  

Thus, if Simenon didn’t reread his books, he had no reason to worry about the internal chronology of them. Moreover, he didn't plan his Maigret novels as a (chrono)logical sequence that had to go over his character's whole life, with a beginning and an ending. He didn't act as Balzac, who wrote his Comédie humaine such in a way that characters would come back from a novel to the other, nor or as Zola, who intended to write the entire story of the Rougon-Macquart family. And we might say that Simenon didn’t really intend to make a saga with the Maigret novels as a whole: it's because there are such many novels that we can speak afterwards of a saga, and it's the long writing period (more that 40 years!) that permitted the character's development.  

When Simenon "entered a novel", he wasn't telling himself that his purpose was to write Maigret's next investigation; rather his writing started from an idea, a sensation, a memory, a situation in which he wanted to immerge a character, and at the beginning he wasn't always sure that he was going to write a Maigret or another novel. It's especially true for the Presses de la Cité novels, where we know some novels for which Simenon had in mind to write a roman dur, and then he couldn't "find the right tone", and so he decided to deal with the subject in a Maigret novel. Simenon wrote instinctively, and he didn't build his works according to an architectural project such as Proust did in his Recherche. Even if, of course, he perfectly knew what kind of literature he intended to write.  

But Simenon essentially wrote because he really felt the need of writing, an almost physical need to write down his questioning about life. And every time he began to write a new novel, it was not the requirements of a pre-established project that he responded to, but rather an almost vital need to express his feelings... 

 

Murielle Wenger 

Author: Maurizio Testa
Posted: September 17, 2020, 6:51 am

 

En février 1974, Simenon s'installe dans sa petite maison rose au 12 de l'avenue des Figuiers, où il finira ses jours en 1989.

Da febbraio 1974, Simenon s'installa nella sua piccola casa rosa al numero 12 dell'avenue Figuiers, dove finirà i suoi giorni nel 1989.

In February 1974, Simenon moved into his little pink house at 12 avenue des Figuiers, where he ended his days in 1989.

Author: Maurizio Testa
Posted: September 16, 2020, 7:28 am

Août-septembre 1940 : un livre et un événement déterminant  

SIMENON SIMENON. ALCUNE SETTIMANE A VOUVANT

Agosto-settembre 1940: un libro e un evento decisivo

SIMENON SIMENON. SOME WEEKS IN VOUVANT

August-September 1940: a book and a decisive event 


 

À la fin août 1940, les Allemands entrent à La Rochelle. La famille Simenon ne se sent plus en sécurité dans leur maison de Nieul : « Nous sommes partis tous ensemble à la recherche d'un gîte dans la forêt de Vouvant, en Vendée proche, où nous avons trouvé à louer une fermette », raconte le romancier dans ses Mémoires intimes. Malgré la tristesse d'avoir dû quitter Nieul, la première approche de Vouvant est positive : « Cette forêt m'avait enchanté. […] elle était frémissante et colorée avec ses arbres de toutes les essences » (ibid.), et Simenon, qui cherche « du calme, du repos, à l'abri si possible de tout ce qui s'agite et de la guerre » (il y avait quelques semaines à peine qu'il avait terminé sa tâche épuisante au centre d'accueil des réfugiés belges), trouve ce qui lui faut à Vouvant. Un endroit où l'on dort dans des lits « très hauts, avec deux ou trois matelas de plumes dans lesquels on enfonçait », où il peut passer du temps avec son fils Marc, âgé de 16 mois, pour qui il cuisine « des gâteaux secs de toutes sortes », et qu'il emmène au marché du village, à travers la forêt et les prés. 

Dans le grenier de la ferme, le romancier installe sa machine à écrire et y écrit La Vérité sur Bébé Donge, « un roman sans guerre, sans fracas, sinon sans drame, plein de soleil et de jardins harmonieux ». Le roman débute en effet dans un jardin ensoleillé, où guette le drame : une femme tente d'empoisonner son mari, et celui-ci, dans une longue introspection, finit par comprendre qu'elle a agi ainsi parce qu'il n'avait pas compris l'amour qu'elle éprouvait pour lui. Ce sera le seul roman écrit à Vouvant, car au bout de quelques semaines, les Simenon vont s'installer à Fontenay-le-Comte. 

Vouvant est aussi pour Simenon le théâtre d'un événement déterminant. Un jour, alors que Marc et son père sont dans la forêt, l'enfant demande un bâton. Simenon taille une branche, le couteau glisse et le bâton vient lui heurter violemment la poitrine. Il craint de s'être cassé une côte, et comme la douleur persiste, il décide d'aller se faire radiographier à Fontenay. Le radiologue diagnostique un problème cardiaque grave, et conseille à son patient de mener une vie modérée : ne plus boire, ne plus fumer, ne plus écrire, ne plus… Le monde s'effondre pour Simenon ; d'après le médecin, il lui reste deux ans à vivre, et le romancier décide alors d'écrire dans un cahier ses souvenirs d'enfance, afin de pouvoir raconter à Marc l'histoire de sa famille et de ses ancêtres : « En deux ans, j'avais le temps, même si je n'écrivais qu'un quart d'heure par jour » (Mémoires intimes). 

En réalité, le diagnostic du radiologue était erroné, et Simenon consulta un autre médecin, qui le rassura. Les chercheurs simenoniens ont décortiqué cette légende, et on sait aujourd'hui, d'une part que cette période d'angoisse que traversa le romancier dura moins longtemps que ce qu'il prétendit par la suite : « Simenon a bien vécu comme un homme en sursis. Seulement, le doute, l'angoisse, l'attente n'ont pas duré deux ans, comme il le prétend, mais deux semaines. », note Pierre Assouline. D'autre part, Simenon avait déjà en tête auparavant un projet de mémoire sur son enfance. D'ailleurs, il ne commença le cahier de Pedigree qu'en décembre, après son installation à Fontenay : « Sur la première page, j'avais dessiné un arbre robuste et chaque branche portait le nom d'un [des] aïeux Simenon ». 

Quoi qu'il en soit, le souvenir de cet événement s'est mêlé dans l'esprit du romancier à son désir de raconter ses origines, le tout a été noyé dans sa mémoire, comme a été engloutie la fermette de Vouvant lorsqu'on a construit un barrage dans la région… 

 

Murielle Wenger 

Author: Maurizio Testa
Posted: September 15, 2020, 6:13 am



















DVD Magazine
- 11/09/2020
Eron Duarte FagundesO belga Georges Simenon foi um ficcionista prolífico. E sempre manteve em todos os seus escritos uma estatura elevada da arte de escrever. Tinha no sangue a genética de narrar: as frases lhe fluíam e eram habitualmente orações simples, em construção e sintaxe, como se estivesse conversando na rua, mas sem os plebeísmos constrangedores de algumas ruas. Era uma rua de linguagem muito particular de Simenon.
Maigret e o ladrão preguiçoso (Maigret et le voleur paresseux; 1961) é outro de seus belos textos em que os fatos promanam diretamente do modo de escrever. Escreve como quem brinca e depois pensa. Um crime no famoso Bois de Boulogne, o cenário de vagabundos e meretrizes onde também se passa um filme do francês Robert Bresson, vai surpreender e acordar o inspetor Maigret, que dorme ao lado da esposa. Confunde o barulho do telefone com o barulho dum despertador na infância. “A coisa remontava a um tempo distante, à infância, quando ele era menino de coro e ajudava na missa das seis da manhã.” De questionário para questionário, entrevistando diversas personagens com o olho percuciente dum inspetor de polícia, Maigret tenta chegar ao criminoso e às motivações...>>>
Author: Maurizio Testa
Posted: September 14, 2020, 8:25 am

 


Pas de conclusions hâtives ! Et surtout pas de déductions ! » 

(Le Chien Jaune)

"Nessuna conclusione affrettata! E soprattutto nessuna deduzione!" 

(Il Cane Giallo)

No hasty conclusions! And especially no deductions!” 

(The Yellow Dog)

Author: Maurizio Testa
Posted: September 13, 2020, 6:05 am

QUE FARE Á PARIS09/09/2020 - EQUIPEParis s’éveille dans la fraîcheur d’un petit matin blafard. Et la brume qui s’accroche à la Seine voile la silhouette de la « tour pointue » du 36, quai des Orfèvres (1er). Nous avons rendez-vous ici, au siège de la Police judiciaire (PJ), avec l’un de ses illustres pensionnaires : le commissaire Jules Maigret. Au fond de la cour pavée, le vieil escalier en bois est « humide et glacé » (Maigret et le fantôme, 1964). Et c’est un couloir exigu et poussiéreux qui nous conduit au « terrier » du commissaire. Le bureau que l'on trouve est vide, habité seulement par l’odeur de tabac froid et le poêle encore chaud. La fenêtre par laquelle Maigret aime regarder le fleuve est grande ouverte. Un rayon de soleil se fraye un passage parmi les nuages pour venir caresser le pont Saint-Michel (6e), son préféré. Sur sa table, des « demis » vides et des restes de sandwiches témoignent d’une longue nuit, peut-être même d’un interrogatoire qui s’est éternisé. On nous apprend dans la salle des inspecteurs qu’hier soir un corps...>>>
Author: Maurizio Testa
Posted: September 12, 2020, 3:45 pm

A sociological analysis of the novel "Maigret and the old Lady" 

SIMENON SIMENON. FAMIGLIA CONTRO FAMIGLIA, CLASSE CONTRO CLASSE 
Un' analisi sociologica del romanzo "Maigret e la vecchia signora"  
SIMENON SIMENON. FAMILLE CONTRE FAMILLE, CLASSE CONTRE CLASSE 
Une analyse sociologique du roman "Maigret et la vieille dame"

 
In 1950, a reviewer of Maigret et la vieille dame noted ‘the extent to which this novel freezes the image of a lost France testified to in Simenon’s novels, a point of reference in the sentimental geography of France’. While it is true that the notion of a sentimental attachment to childhood memories and the loss of innocence is a strong one in the commissaire’s only Etretat inquiry, I will argue below that the novel also realises another powerful theme, that of class conflict. 
In early September, Maigret receives a visit in his office from a certain Madame Valentine Besson, an engaging and formerly colossally wealthy widow from Etretat, who begs him to come to the town to investigate the death of her maid, Rose, poisoned by a night-time drink intended for her employer. Minutes later, he receives the same request from the head of the police judiciaire who has been approached by the minister on behalf of Charles Besson, Valentine’s step-son and député for the Seine-Inférieure constituency including Fécamp and Etretat. On his arrival in Etretat, Maigret encounters the two other members of the Besson family, a second step-son Théo and Valentine’s daughter Arlette, along with Rose’s family, the Trochus, fishing folk from nearby Yport. Maigret will discover that Valentine is not what she seems and that the Besson family has a number of secrets, although it will take a further death before the case is resolved. 
In addition to the police investigation in the strictest sense of discovering who killed Rose and why, Maigret uncovers the underlying opposition between the Bessons and the Trochus based on the conflict between their respective social classes, the bourgeoisie and the working class. Like another Norman bourgeois, Philippe Deligeard in ‘La Vieille dame de Bayeux’, Théo Besson has failed in his business ventures but is nevertheless ‘the biggest snob in the world’. Charles Besson has also been a failure in business but has somehow ‘been elected by some stroke of luck’ and stands to acquire a substantial sum following the death of his mother-in-law. To Maigret, he is a ‘weakling, ill-adjusted to reality’ who is more concerned by the possibility of a political scandal following the death of Rose than by the fact that a young girl has lost her life, and at the end of the story Maigret seems to take pleasure in telling him ‘You can explain it all to your constituents’. Yet, worst of all the Bessons is Valentine who despite (or perhaps because of?) her own humble origins will stop at nothing, including murder, to preserve what remains of her fortune. 
In direct opposition to the Bessons, is Rose’s family, the Trochus: the two older brothers are both crewhands in the Fécamp herring fishing fleet, as had been their father before turning to inshore fishing, a sister works in a café in Le Havre and Rose had become Madame Besson’s servant at the age of fifteen. While the Bessons typify bourgeois dog-eat-dog individualism, with each family member looking out for his or her own interests and not hesitating to make scathing remarks each about the other, the Trochus present a united front of working class solidarity, first at Rose’s funeral, then when questioned by Inspector Castaing and finally during Maigret’s visit to their home. This solidarity is an expression of a certain class consciousness, although this is never verbalised in explicitly political comments. Henri, the eldest brother, refuses to shake Madame Besson’s hand at Rose’s funeral before turning his back on her and the family are united in their belief that the main motivation of the police is to protect the bourgeois Bessons rather than discover who has killed Rose. Despite Maigret’s best efforts to convince them otherwise, when he ends his interview with the Trochus, although he may no longer be an ‘enemy’, he is still, because of the difference in social class, an ‘outsider’. 
This class-consciousness of the Trochus is a realisation of political developments in a post-war France in which the working class had entered onto the political scene in a way not seen since the factory occupations and popular front government of 1936, a phenomenon which extended from the traditional socialist and communist heartlands of the big cities and industrial areas to even the small towns of the Normandy coast, pitting working class fishing communities against the more bourgeois holiday resorts. As Castaing observes after Rose’s funeral: ‘In the villages, mainly those around the châteaux, you still find respectful, humble people who speak of “the master”. There are another sort who put on a tougher air, suspicious, sometimes cantankerous folk.’ Maigret may have been informed that ‘they adore her [Valentine] at Etretat’, but, as Castaing recognises, ‘Yport is not Etretat and Rose […] is dead’. 
So, the antagonism between the two families is less a matter of differing individual personalities than of conflicting social classes, nowhere symbolised more clearly than in the contrast between the vintage calvados in a cut-glass decanter proffered by Valentine to Maigret when he visits her and the home-made cider which Monsieur Trochu grudgingly offers towards the end of the commissaire’s trip to Yport. Finally, Maigret realises what has happened and is forced to take a side: he ‘grabbed [the decanter of calvados] roughly from her hands and threw it violently on the floor’. Justice is done and Madame Besson is arrested but at a terrible price to the Trochus who, in the space of a few days, have lost two children to the avarice and manipulation of Valentine and Théo Besson. 

William Alder
Author: Maurizio Testa
Posted: September 11, 2020, 6:52 am
Un itinerario insolito tra i due scrittori in scena sabato al teatro di Asti

SIMENON SIMENON. LUCA BAVASSANO VOYAGE ENTRE SIMENON ET ALFIERI
Un itinéraire insolite entre les deux écrivains sur scène samedi au théâtre d'Asti
SIMENON SIMENON. LUCA BAVASSANO TRAVELS BETWEEN SIMENON AND ALFIERI
An unusual itinerary between the two writers on stage on Saturday at the theater in Asti

Paolo Genta, darà voce ai testi di Simenon, e l’attore Alessio Bertoli, interpreterà quelli alfieriani.
Ma questa è un'idea e una performance che vede dietro e davanti alla quinte Luca Bavassano, simenonologo ben conosciuto dai lettori del nostro blog per i suoi interessanti post.
Il tutto si terrà sabato 12 settembre alle 16 al Teatro Alfieri e s'intitola “Sì viaggiare! Alfieri, Simenon: un incontro improbabile”, un testo di prossima pubblicazione che illustra i rapporti tra l'atipica coppia "Alfieri-Simenon", entrambe grandi scrittori, anche se non poco differenti, ma tutti e due grandi viaggiatori. 
Secondo Bavassano: “Proprio con il tema del viaggio, e del suo rapporto con la creatività, mi è parso offrire una prospettiva interessante, capace di rivelare insospettabili parentele, come anche peraltro di rimarcare distanze irriducibili. Quando ci lavoravo non potevo allora immaginare che da lì a poco questo tema avrebbe assunto una drammatica attualità, e che non solo il viaggiare si sarebbe dimostrato impraticabile, ma anche lo stesso uscire di casa, che per mesi gli unici viaggi consentiti sarebbero stati quelli intorno alle nostre camere. Credo però che l’urgenza della cronaca possa gettare una luce almeno in parte diversa su quanto sono venuto scrivendo: se è vero che il viaggio è la fonte originaria della narrazione (il racconto nasce come affabulazione da parte di chi, tornato a casa, affascina il proprio uditorio con la rievocazione di luoghi remoti, fantastici o meno), è altrettanto vero che i libri rappresentano da sempre una possibilità illimitata di viaggiare, soprattutto per chi è costretto a restarsene a casa”.
Luca Bavassano ha concentrato i suoi interessi letterari sull’opera di Georges Simenon, relativamente alla quale, oltre a diverse collaborazioni sul web, ha pubblicato “Maigret e il cibo, ovvero il metodo del torpore” (incluso nella raccolta “Racconti a tavola”, Historica Edizioni). Sempre per Historica Edizioni ha pubblicato recentemente “Una partita a bocce, o della sprezzatura secondo Simenon” (incluso nella raccolta “Racconti sportivi”). Un grande  in bocca al lupo a Luca da tutto lo staff di Simenon-Simenon, con l'invito agli appassionati simenoniani di Asti e dintorni di non farsi scappare questa chicca.

by Simenon-Simenon

Author: Maurizio Testa
Posted: September 10, 2020, 9:39 am



En décembre 1963, Simenon s'installe dans sa villa d'Epalinges, où il habitera jusqu'en 1972.

Nel dicembre 1963, Simenon si sistema nella sua villa d'Epalinges, dove abiterà fino al 1972

 In December 1963, Simenon moved to his villa in Epalinges, where he lived until 1972.


Author: Maurizio Testa
Posted: September 9, 2020, 2:26 pm

Que se passait-il pour Simenon en septembre 1930? 

SIMENON SIMENONUN PERIODO CRUCIALE

Cosa stava succedendo per Simenon nel settembre 1930?

SIMENON SIMENONA CRUCIAL PERIOD

What was happening for Simenon in September 1930? 



Septembre 1930. Les aviateurs français Costes et Bellonte ont réussi la première traversée de l'Atlantique Nord sans escale. En Allemagne, lors des élections, le parti d'un certain Adolf Hitler remporte 107 sièges au Reichstag. Aux USA naît Raymond Charles Robinson, qui deviendra Ray Charles pour la musique. Une tempête d'équinoxe dévaste les côtes de Bretagne et de la Manche. Parution en album de Tintin au pays des Soviets. L'ingénieur Richard Drew invente le Scotch tape. Éruption du Stromboli. L’hebdomadaire La Jeunesse illustrée publie en feuilleton Le Document violet, d'un certain Georges Sim. 

Pendant ce temps, Simenon, lui, est amarré à Morsang depuis le printemps. Il a écrit Le Charretier de la « Providence » et Monsieur Gallet, décédé, deux romans qu'il va présenter à Fayard pour mieux le convaincre de l'intérêt de son héros commissaire, après lui avoir fait lire Pietr le Letton, qui, en ce mois de septembre, paraît en feuilleton depuis deux mois dans Ric et Rac. 

En date du 24 septembre, le romancier signe avec son éditeur un contrat pour au moins quatre romans, dont les titres sont L’Écurie (titre pour Le Charretier de la « Providence »), La Chasse à l'ombre (pour Monsieur Gallet, décédé), L’Épave et Fièvre ; les deux derniers ne paraîtront qu'en 1932, et dans Fièvre apparaît un commissaire Torrence, qui n'a qu'une lointaine ressemblance avec l'inspecteur qui travaille avec Maigret dans Pietr le Letton. Durant l'automne, Simenon va écrire aussi Le Passager du « Polarlys », qui paraîtra d'abord en feuilleton dès novembre, sous le titre Un crime à bord, dans le journal L'Œuvre, mais sous la signature Georges Sim, tout comme La Maison de l'inquiétude, publié quelques mois plus tôt dans le même journal, et qui voyait la première apparition « publique » du commissaire Maigret. 

En ce début d'automne 1930, Simenon était au four et au moulin, fournissant encore des romans populaires, mais expérimentant déjà de nouvelles configurations. Il cherchait sa voie, qu'il avait ouverte une année plus tôt, en septembre 1929, quand, aux confins de la Hollande, il avait vu se dresser devant lui la silhouette d'un personnage massif, vêtu d'un imperméable et fumant la pipe, et dont il pensa qu'il pourrait s'en servir pour passer à une nouvelle étape dans sa carrière de romancier. 

Comment faut-il imaginer Simenon à ce moment-là ? Plein d'assurance, comme il savait parfois se montrer ? Confiant en sa bonne étoile et en ses capacités de bâtir un monde en romancier ? Ou au contraire plein de doutes et d'hésitations, surtout après avoir dû âprement discuter avec Fayard des conditions pour pouvoir lancer une collection policière ? 

Régine, sa femme, connaît bien son Georges, dont elle campe un portrait plein de vérité dans son livre de Souvenirs ; pour l'année 1930, elle note à propos de son mari : « En pleine forme pour livrer sa première bataille littéraire […] Il est plein de confiance et d'ambition. Tout serait parfait. Mais pourquoi est-il si nerveux et angoissé. » 

Simenon lui-même a évoqué plusieurs fois cette période, dans des interviews et dans ses textes autobiographiques. Mais en romancier, sans doute en déformant quelque peu la réalité des faits et des événements. Pour bien le « sentir » en ce mois de septembre 1930, le voir vivre cette période cruciale pour son avenir littéraire, il faudrait pouvoir lire sa correspondance de l'époque, où probablement il se livre avec le plus de vérité… Nous espérons vivement qu'un jour cette correspondance puisse être publiée (nous savons à quel point c'est un travail de longue haleine), non pas pour nous en emparer en voyeurs, mais parce qu'elle nous permettrait de mieux cerner l'homme et le romancier… 

 

Murielle Wenger 

Author: Maurizio Testa
Posted: September 8, 2020, 7:44 am

How Simenon launched Maigret: a ball and photographic covers 

SIMENON SIMENON. UN TALENTO PER LA PROMOZIONE 

Come Simenon ha lanciato Maigret: un ballo e copertine fotografiche 

SIMENON SIMENON. UN TALENT POUR LA PROMOTION 

Comment Simenon a lancé Maigret: un bal et des couvertures photographiques



We have often underlined how Simenon was attentive not only to the content and the form of what he wrote, but he had also precise ideas as well about the editorial choices as about the promotional modalities. Suffice it to recall the novelist’s quarrels with his publisher Fayard, who was at first time almost shocked when Simenon claimed he wanted to stop his production of popular novels to dedicate himself to that particular serial detective, in which the protagonist was, moreover, a police officer far away from any typology of the successful literary investigator at the time. 

Likewise, after having written the nineteenth novel of the Chief Inspector’s investigations, Simenon wanted to stop with the literature of the genre and to devote to the novel “tout court”. Fayard, who at the beginning had been against the idea of the Maigret novels, was now on the contrary quite happy to have been wrong and to have in his team a character of so great success, and he didn’t understand why the novelist wanted to get rid of this goose that laid golden eggs. 

Here too Simenon was right, or at least half right. From one part he was now mature and ready to take the step towards these novels that would make him one of the most popular writers of the 1900s. From another part yet, after a few years off, he started writing again Maigret novels (at first for a prestigious publisher like Gallimard, and then for Nielsen and his Presses de la Cité), which would accompany him for his whole life as a writer. 

Simenon was also right when he claimed that the launching of Maigret had to constitute an event, and that a usual presentation was not enough, if it would just end up in a column of the pages newspapers reserved for literary news. He wanted all Paris to talk about it and for a whole week. And so he conceived the now well-known event called Anthropometrical Ball, an unbridled party at the Boule Blanche, a dancing club in Montparnasse, where the Parisian cream of the crop had been invited with legal warnings and the guests were taken fingerprints by extras dressed as policemen. Inside there were decorations and furnishings in the judicial-prison-style. A night with dances, Central American music, impromptu performances, drunkenness, improvised strip-teases. And in fact the press, newspapers and weekly magazines, really talked about it for the whole week. And Maigret got off to a great start, thanks to the literary product, but also to the launching strategy. 

And in this vein we have to add, in the same way, the attention that Simenon paid to the covers. “I never accepted that bad taste was a necessity not even for popular editions…” Not surprisingly he claimed to have been the first in the world (?), precisely in 1931 with the launching of the Maigret novels, to have created the photographical covers that showed not only the ambiance of the plot, but also often the protagonist. In his Intimate Memoirs he told: “in the Maubert district of la Mouf’, as it was called in jargon, a shelter for the bums, with whom I spent a whole night, that time only to find a man that would have to appear on the photographical cover of Le Charretier de la “Providence”. I found him, in the lowest of shelters, for those who have no hope anymore, I brought him a studio where he was photographed near a white horse rented for the occasion.” 

 

by Simenon-Simenon 

Author: Maurizio Testa
Posted: September 3, 2020, 1:21 pm

De juillet 1957 à décembre 1963, Simenon vécut au château d'Echandens, où il écrivit 25 romans

Dal luglio 1957 al dicembre 1963, Simenon visse al castello d'Echandens, dove scrisse 25 romanzi

From July 1957 to December 1963, Simenon lived in the Echandens castle, where he wrote 25 novels




Author: Maurizio Testa
Posted: September 2, 2020, 6:37 am