Simenon Simenon Blog

Simenon Simenon

SIMENON SIMENON • Dal 2010 news quotidiane internazionali su Simenon. Les romans de Simenon. Il commissario Maigret. Biografia di Simenon. Inspector Maigret. Opere di Simenon. Daily news on Simenon. Les enquêtes du commissaire Maigret. I viaggi di Simenon. Biographie de Simenon. I Maigret e i non-Maigret. Les romans durs. Simenon reporter. Simenon et la littérature. La pipa di Simenon e la pipa di Maigret. News quotidiennes sur Simenon et Maigret. Simenon & media • SIMENON SIMENON









De juin à la fin octobre 1949, Simenon séjourna à "Desert Sands", Tucson

Da giugno alla fine di ottobre del 1949, Simenon soggiornò Desert Sands" Tucson

From June to the end of October 1949, Simenon stayed at "Desert Sands", Tucson

Desert Sands, Tucson
Author: Maurizio Testa
Posted: July 29, 2020, 7:47 am
Trois situations dans lesquelles le commissaire a eu l'occasion de se mettre en colère 

SIMENON SIMENON. QUANDO MAIGRET SI ARRABIA…
Tre situazioni in cui il commissario ha avuto l'opportunità di arrabbiarsi
SIMENON SIMENON. WHEN MAIGRET GETS ANGRY...
Three situations in which the Commissioner had the opportunity to lose his temper 


D'habitude dans la saga, Maigret est présenté comme un homme calme, qui oppose à ses adversaires sa masse pesante et ses silences. Mais il peut être parfois d'un calme menaçant, avec le silence qui précède l'orage. En général, il réussit à se dominer, mais il lui arrive d'arborer un air hargneux, de serrer les poings avec rage en se retenant de frapper quelqu'un qui l'irrite. Parfois cependant il s'est vraiment mis en colère. Pour le billet d'aujourd'hui, nous allons examiner trois situations lors desquelles le commissaire a eu l'occasion de se fâcher. 
Dans Maigret se fâche, le commissaire, comme le titre du roman l'indique, passe une bonne partie de son enquête à être sous l'emprise de la colère. Lorsqu'il croise pour la première fois Malik, il est déjà « furieux » ; il le reste lorsqu'on tente de lui tirer dessus : « Il serra les poings, furieux, et pourtant cela le soulageait. […] - Crapule ! gronda-t-il à mi-voix. ». Après la fuite de Georges-Henry, lors de la confrontation avec Malik, il « revint sur ses pas pour laisser tomber, la face lourde, le regard pesant : - Vois-tu, je sens que je vais découvrir est tellement laid, tellement sale, qu'il m'arrive d'hésiter à continuer. Il partit sans se retourner, referma violemment la porte derrière lui ». Il se fâche également lorsqu'il reçoit les confidences du vieux Campois : « Et son poing s'abattit sur le bureau : - Mais, sacrebleu ! vous ne vous rendez pas compte que vous êtes un lâche ». Vers la fin de son enquête, lorsqu'il est en attente d'un événement et qu'il récapitule toutes les circonstances, il déambule dans les rues et il « marchait, furieux ». 
Dans Maigret à New York, il est déjà de mauvaise humeur au début de son enquête, parce qu'il s'est laissé convaincre un peu vite de quitter sa retraite de Meung pour courir en Amérique ; il est furieux qu'on le fasse attendre quand il demande à parler à Maura : « On le laissa se morfondre un bon quart d'heure dans son coin et, de rage, il fumait sa pipe, bien qu'il se rendît compte que ce n'était pas l'endroit » ; dans l'hôtel où on l'a installé, sa rage va croître du fait qu'il ne retrouve pas ses habitudes : déjà, il a mal à la tête d'avoir bu trop de whisky, puis il ne trouve pas comment appeler le personnel, il a de la peine à se faire comprendre au téléphone à cause de son mauvais anglais, et « pour comble, il était dans son bain quand on frappa à la porte et il eut beau gueuler : "Entrez", on frappait toujours. Force lui fut, tout mouillé qu'il était […] d'aller ouvrir. […] Il était à cran » ; il aura encore plusieurs occasions de s'énerver, mais sa rage sera au paroxysme lors de l'interrogatoire téléphonique de Daumale, traitant celui-ci de tous les noms, et lui disant : « Je ne regrette plus de vous interroger par téléphone, car je crois que je me retiendrais difficilement de vous flanquer mon poing dans la figure ». 
Dans La Colère de Maigret, c'est d'apprendre qu'on a pu le soupçonner d'être corruptible qui met le commissaire en rage. Mais plutôt que de rage, ne peut-on pas parler de désillusion ou d'amertume ? Au lieu de laisser éclater sa colère avec véhémence, Maigret « n'avait jamais été aussi pâle de sa vie. Son visage, sans expression, ressemblait à un bloc de pierre. » ; son cœur bat à grands coups, il « resta immobile pendant deux bonnes minutes, les poings serrés, et, enfin, lentement, un peu de couleur remonta à son visage » ; il se détourne, se campe devant la fenêtre et « quand il fit face, il avait presque repris son expression habituelle, mais on aurait juré qu'il avait vieilli, qu'il était soudain très las » ; ce n'est que lorsqu'il aura devant lui le responsable de cette calomnie qu'il retrouvera un peu d'énergie pour frapper « la table d'un coup de poing qui fit sursauter tous les objets » et hurler au coupable de se taire ; mais parce que Maigret ne peut s'empêcher de voir, même dans le plus grand criminel, sa part d'humanité, c'est finalement presque de la pitié qu'il ressentira pour le coupable… 

Murielle Wenger 

Author: Maurizio Testa
Posted: July 28, 2020, 7:16 am

Corriere della Sera - 18/09/2018 - Antonio CariotiMussolini e suo braccio destro (appunto Arnaldo), morto nel 1931, e l’editore Mondadori, uno dei più dinamici imprenditori culturali italiani. I due entrarono in collisione, narra Giorgio Fabre nel libro in uscita oggi Il censore e l’editore (Fondazione Arnoldo e Alberto Mondadori, pagine 525, euro 24), quando Arnaldo Mussolini, il 31 ottobre 1929, invocò una «profilassi energica» contro i libri incompatibili con lo spirito del fascismo [...] Era (Mondadori), scrive Fabre, un «vivace e disinvolto sperimentatore cosmopolita», pronto a tutto pur di venire incontro ai gusti del pubblico, ma anche un uomo d’ordine. Certamente gli pesò rinunciare a titoli del popolarissimo Georges Simenon, come Quartiere negro (sequestrato) e I clienti di Avenos, bloccato e mai uscito per la presenza di un personaggio femminile assai disinibito, mentre L’eredità Donadieu, anch’esso pruriginoso, uscì mutilato dei brani «sconvenienti»...>>>
Author: Maurizio Testa
Posted: July 27, 2020, 9:49 am

Le Monde - 23/07/2020 - A partir du 23 juillet, « Le Monde » republie les enquêtes emblématiques du célèbre commissaire créé dans les années 1930 par Georges Simenon. « Le Monde de Maigret » propose l’intégrale des romans mettant en scène Maigret, écrits par Georges Simenon entre 1931 et 1972. Loustal a conçu les couvertures de chaque enquête, qui est accompagnée d’une préface de John Simenon, le fils de l’auteur, et d’un dossier éditorial complet de Murielle Wenger en éclairant les thèmes, les personnages et le climat...>>>


LA COLLECTION "... Si l’on évoque le commissaire Maigret, c’est tout de suite une silhouette massive engoncée dans un pardessus et la pipe à la bouche qui apparaît. Les plus grands acteurs lui ont prêté leurs traits, comme Jean Gabin au cinéma et Bruno Cremer dans une série télévisée au long cours.
Jules Maigret est divisionnaire de la police judiciaire parisienne, au Quai des Orfèvres. Sa méthode ? Il n’en a pas. Il s’immerge dans le théâtre de son affaire pour en comprendre le décor et les personnages qui le composent : la victime, les proches, les suspects, les témoins…
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• La Première Enquête de Maigret
• Maigret à l’école
• Maigret et le corps sans tête
• Au Rendez-Vous des Terre-Neuvas
• La Tête d’un homme
• Le Charretier de “La Providence”
• Maigret à New York
• Maigret a peur
• Maigret, Lognon et les gangsters
• Maigret et son mort

Author: Maurizio Testa
Posted: July 26, 2020, 5:57 am






















• Maigret possède un calepin couvert de toile noir, aux feuilles quadrillées, sur lesquelles il lui arrive de noter des renseignements qu’il a glanés. Pour cette nouvelle rubrique, nous allons imaginer qu’il a aussi écrit dans ce calepin quelques maximes sur sa façon de mener ses enquêtes.

• Maigret possiede un taccuino con la copertina in di tela nera, con i fogli a quadretti, sui quali gli capita di annotare delle informazioni che ha raccolto. Per questa nuova rubrica, immaginiamo che egli abbia scritto in questo taccuino anche qualche massima sul modo di condurre le sue inchieste.

• Maigret had a notebook covered with black canvas, with checkered sheets, on which he sometimes wrote down information he gleaned. For this new column, we’ll imagine that in this notebook, he also wrote down some maxims about his way of leading his investigations.
Author: Maurizio Testa
Posted: July 25, 2020, 4:45 am
In 1972, Simenon no longer found his creative trance 

SIMENON SIMENONLA FINE COME ROMANZIERE
Nel 1972, Simenon non trovò più la sua trance creativa
SIMENON SIMENON. LA FIN EN TANT QUE ROMANCIER
En 1972, Simenon ne retrouve plus sa transe créatrice 


Epalinges. February 11, 1972. On that day, in his private office in the big villa, Simenon was finishing the drawing up of Chief Inspector Maigret's 103rd investigation. The title was Maigret et Monsieur Charles. The novel would be published in July in the same year, by the Presses de la Cité. As Simenon would have said, he was about to cross the line, but he didn't know it yet. That date was a fundamental one, that of the end of his career as a novelist. 
In fact, a few months after, in September, he made the usual preparatory rites, so to begin the drawing up of a new novel. He already had in mind the protagonist, for whom he had found a name, which would also had been the title of the novel: Victor. But by the end of the day, he hadn't succeeded in writing a single line. Was his creative trance, which he called état de romanmissing ? Was he overtired? Did particular emotional stress affect him? Was there any particular problem that troubled him? 
In a way, we could answer that was not the case. The bonds with his wife were now definitely cut off, for Denyse had left eight years before. His mother, with whom he had been in perpetual conflict, had died two years ago. Of course he was concerned with Marie-Jo, who didn't find her way and her mental equilibrium; but this was not a new problem, rather a critical situation of which Simenon was well conscious. And Teresa's presence gave him serenity and security.  
The following day he uselessly waited for the déclic that triggered the mechanism, as it had been the case for hundredth of times. But nothing happened. He said to Teresa: «If tomorrow I'm still in that condition, I can tell you that I'll stop writing...» And so it was. The fact is that Simenon didn't even try, at least it seems so, to put it off, for example up to the following week. He didn't think of making a pause for some months and waiting for inspiration to write another novel. 
His decision to stop writing was as if dictated by the awareness that his creative trance mechanism would not operate anymore. Why? Simenon didn't' ask himself questions about that, as he hadn't asked for all these years during which he had followed this état de roman that gave him inspiration, that led him to write, that guided him without making him know where the novel would go on. This had been his most spontaneous way of writing for forty years, an instinctive way and, as Simenon often pointed out, honest towards the readers. He only wrote about what he really felt, nothing else, nothing artificial or constructed. 
Years after that choice, he explained that if he had wanted too, he could have gone on writing Maigret novels or novels «à la Simenon». After hundredths of times, of course he had experience and the necessary ability to create a work, with themes, style, and typical «simenonian» atmosphere, and maybe nobody would have seen any differences with the preceding novels. But he claimed that it would not have been spontaneous and above all it would not have been fair towards his readers. 
Finally, he stopped writing, or rather he stopped writing novels. In fact he began dictating, the so called Dictées, which were recorded on magnetic tapes, and Lettre à ma mèrethen he wrote by hand his Mémoires intimes. These autobiographical works are of great interest, but of course they are not novels, as Simenon had accustomed the readers for decades. 
On February 1972, he made his typewriter silent. His état de roman became only a memory. Writing, his real reason for living, lost his sense. And this crossing the line took place in a global turnaround. He left the big house in Epalinges and settled down in a modest flat at the eighth floor in a building in Lausanne. He gave up his books, his cars, his valuable paintings, his servants. With a few essential belongings he entered a life phase that led him, as he said, to be “un homme comme les autres, like many of his so many characters in his novels. 

by Simenon-Simenon 
Author: Maurizio Testa
Posted: July 24, 2020, 8:08 am
Una storia di uomini di mare, di destini crudeli e di tragiche vicende

SIMENON SIMENON. FORCE EXPOSÉE ET CACHÉE
Une histoire de marins, de destins cruels et d'événements tragiques
SIMENON SIMENON. EXHIBITED AND HIDDEN FORCE
A story of seafarers, cruel destinies and tragic events




Sono praticamente quattro mesi da quando il precedente roman dur Il Signor Cardinau, era il 20 febbraio, usciva nelle librerie italiane. Circa una settimana fa' infatti, il 18 luglio è stata la volta di I superstiti del Telemaque. Il Simenon per l'estate, non poteva mancare soprattutto da quando non c'è più il commissario Maigret per l'estate che stava alle vacanze, come un buon calvados più una densa pipata ad un lauto piatto di choucroute.
Ora dobbiamo accontentarci, si fa per dire (!), di un roman dur. E questa volta è davvero duro. E' un racconto ambientato nel nord-ovest della Francia in quella costa della Normandia, dove i marinai e pescatori conducono un'esistenza difficile, per la quale serve una tempra irriducibile.
E' la vita di due fratelli gemelli, cui il mare ha rapito il padre in un naufragio nelle lontane acque del Brasile e che vivono a Fécamp, dove conducono la loro esistenza quattro marinai sopravvissuti grazie alle carni del loro compagno. La madre è impazzita dal dolore e i due fratelli vanno avanti grazie ad una particolare simbiosi, Charles tutto cervello, vive all'ombra del fratello, cui dà però tutto il suo supporto, fino ad aiutarlo a diventare ufficiale di marina, Pierre, invece in vista e conosciuto da tutti.
Il dramma si consuma quando viene trovato sgozzato l'ultimo sopravvissuto del tremendo naufragio in Brasile. Pierre viene accusato dell'omicidio e finisce in carcere. Charles inizia una sua inchiesta personale per scagionare il fratello e proprio quando sembra averlo individuato con tanto di prove...
Simenon torna in questo romanzo di oltre ottantant'anni fa', alle brumose atmosfere di una città di pescatori, con il freddo, l'odore del pesce dappertutto, fin dentro i caffè, in una famiglia dove non c'è spazio per una vita normale, il cui destino sembra accanirsi come tempesta senza fine.
Ma il rapporto simbiotico tra i due gemelli ci sembra un po' il raggio di sole del romanzo, il simbolo di una possibile sopravvivenza. Uno nell'ombra l'altro alla luce del sole, i due riescono grazie a questa speciale relazione ad andare avanti. Ma quello che sembra il più forte e il più spavaldo, deve poggiarsi su quello che appare il più debole e schivo, ma che è dotato della forza dell'intelletto: come due facce della stessa medaglia, all'apparenza una più lucida e una più opaca. E quando sembra che il destino possa forzare la situazione cambiando le vicende e le persone, Simenon ci mostra ancora una volta come questo non sia possibile e le cose procedano sempre secondo il volere del fato onnipotente.

Author: Maurizio Testa
Posted: July 23, 2020, 12:09 am


En 1948, Simenon s'installe à Tumacacori, en Arizona, dans une maison appelée Stud Barn. Il y restera une année, le temps d'écrire quatre romans.

Nel 1948 Simenon si sistema a Tumacacori in Arizona, in una casa chiamata Stud Barn. Vi resterà un anno, il tempo di scrivere quattro romanzi

In 1948 Simenon settled in Tumacacori, Arizona, in a house called Stud Bar. He stayed there for a year, and wrote four novels.

Stud Barn - Tumacacori  (Arizona)

Author: Maurizio Testa
Posted: July 22, 2020, 6:07 am
Le parallèle entre les étapes d'une enquête de Maigret et celles de la rédaction du roman 

SIMENON SIMENON. IL ROMANZO DELL'INCHIESTA
Il parallelo tra le fasi di un'indagine di Maigret e quelle della scrittura del romanzo
SIMENON SIMENON. THE NOVEL OF THE INVESTIGATION
The parallel between the stages of an investigation by Maigret and those of the writing of the novel 


Dans une interview de 1964, un journaliste faisait cette remarque à Simenon : « Une chose me frappe dans les romans où vous mettez en scène le commissaire Maigret : au début de ses enquêtes, Maigret se sent mal dans sa peau, il rassemble des sensations, il rumine, il incube en quelque sorte ; puis, tout à coup, les intuitions s'organisent, l'enquête approche dès lors de son point crucial. N'y a-t-il pas là un processus parallèle à ce qui se passe quand vous entrez en roman ? ». Simenon répondit : « C'est absolument certain. Savez-vous que les policiers travaillent souvent comme ça ? J'ai assisté à des enquêtes policières. Eh bien, il arrive toujours un moment précis où tout le monde sent que quelque chose de décisif va se passer, un coup de téléphone, ou une planque qui donne un résultat, bref, un événement qui va relancer l'enquête. » 
Aujourd'hui, nous allons nous intéresser à ce parallèle qu'on peut établir entre l'enquête menée par le commissaire et le travail du romancier. C'est un parallèle dont Simenon était conscient, ainsi qu'il le disait dans une autre interview : « Il faut que je passe par les mêmes angoisses que Maigret, et, comme lui, généralement au cinquième ou sixième chapitre, j'ai ce passage difficile ; je me trouve devant trois, quatre, cinq solutions différentes, et je me demande laquelle est la bonne. C'est généralement le jour le plus difficile à passer, celui où la décision va emporter le reste du roman. » ; et d'ajouter : « Au fond, il n'y a rien qui ressemble à un roman comme une enquête policière... » Prenons quelques exemples dans les romans de la saga. 
Dans La Tête d'un homme, aux deux tiers du roman, Maigret éprouve le besoin de faire le point, et il établit un récapitulatif des événements survenus jusque-là, afin de permettre à son enquête de progresser. On peut imaginer que ce récapitulatif est utile au romancier lui-même, qui ressent peut-être la même nécessité de faire avancer le récit et l'intrigue. 
Dans Au Rendez-Vous des Terre-Neuvas, le commissaire, se rendant sur les lieux où a eu lieu le drame, tente de « faire vivre le décor », fait « manœuvrer ses personnages », jusqu'à ce qu'ils soient tous « à leur place, avec leur mentalité particulière, leurs préoccupations » ; il « établit un plan » dans un « effort douloureux ». Ne dirait-on pas une description du romancier en train de créer son roman, d'accoucher de son texte ? 
Dans Le Fou de Bergerac, Maigret, qui a été blessé, doit mener son enquête tout en étant alité. Sa façon d'agir le rapproche du travail du romancier : Maigret « agite des personnages créés ou reconstitués par son imagination », il en fait des portraits « comme un peintre brosse une toile », « en reconstituant […] un Bergerac aussi vivant que possible », dont « à petites touches, il corrige l'image ». 
Dans Chez les Flamands, le titre du chapitre 7 est « Un trou de trois heures ». Ce titre s'applique, non, comme on pourrait le croire, au contrôle d'un alibi erroné, mais bien à la marche de l'enquête : le trou en question est constitué par la pause que prend Maigret dans son investigation pour s'occuper d'autres détails (un coup de téléphone à sa femme et à la P.J.). Mais c'est aussi une pause nécessaire à la relance du récit : c'est le moment où l'enquête piétine (illustré par la mauvaise humeur manifestée par le commissaire), et c'est aussi le moment où le romancier doit réfléchir à la suite du récit et comment faire progresser l'action ; c'est une mécanique qu'on retrouve dans nombre de romans. 
Au chapitre 7 du Fou de Bergerac, Maigret reçoit plusieurs renseignements, et il se fait alors cette réflexion que c'était « toute l'affaire, en somme, qui changeait de ton ». Cela s'applique à l'enquête, mais on peut l'étendre au roman : l'intrusion de nouveaux éléments constitue une relance de l'intrigue, et ce n'est pas un hasard si cela intervient à cet endroit du récit. Il est en effet fréquent qu'une nouvelle information ou une cogitation du commissaire surviennent aux deux tiers du roman, et permettent de faire progresser l'enquête jusqu'à son dénouement. On retrouve ainsi ce que disait Simenon à propos des enquêtes policières, mais cela illustre aussi ce parallèle entre le récit de l'enquête et la construction du roman. 

Murielle Wenger 
Author: Maurizio Testa
Posted: July 21, 2020, 1:27 am

Ouest France - 16/07/2020 - 2e épisode - Roman de l’été. Chaque semaine, nous vous proposons un volet d’une aventure fontenaisienne dont vous êtes le héros. Une histoire écrite par Manon et Noémie Rivière, deux sœurs de Saint-Michel-le-Cloucq. La semaine dernière, le narrateur, fan de Simenon, venait de trouver une carte de Fontenay-le-Comte dans le château de Terre-Neuve avec trois croix. Ces croix indiquent l’emplacement de l’église Notre-Dame, de la fontaine des Quatres-Tias et du parc Baron. Grâce à vos votes, chers lecteurs, notre personnage va commencer sa quête par Notre-Dame.
« En remontant vers le centre-ville, mes pieds me menèrent d’eux-mêmes vers l’église. Rien de bien étonnant à cela : l’édifice imposant est visible de loin. Les touristes pensent souvent qu’il s’agit d’une cathédrale. Arrivé devant la porte nord, j’entrai dans l’église attentif à chaque détail. Je n’avais aucune idée de ce que j’étais venu chercher. L’église gothique du XVe siècle est certes majestueuse mais également pleine de recoins, d’œuvres d’art et de statues. Je me trouvai là au milieu de l’église, la carte dans ma main droite, la tête cherchant de tous côtés. Je n’avais pas plus d’indices… Au fond, près du chœur, un homme était en train de ranger des cierges. Il s’agissait sûrement d’un homme connaissant l’église. Il pourrait peut-être m’aiguiller....>>>
Author: Maurizio Testa
Posted: July 20, 2020, 4:02 am
Vichy

Author: Maurizio Testa
Posted: July 19, 2020, 5:33 am
La Vanguardia - 12/07/2020 - John Carlin - Pienso mucho en la muerte últimamente. En los asesinatos, para ser más exacto. Esta semana terminé de leer la última de las 75 novelas negras de Georges Simenon, joyas cada una de ellas que tienen como protagonista al inspector Maigret, mi querido compañero de noche durante estos meses de confinamiento. En todos los libros hay un asesinato y en todos los casos Maigret lo resuelve. La sorpresa es que no se mata a sí mismo. Fuma –una pipa– todas las horas del día. Empieza a beber a las ocho de la mañana, habitualmente un par de copas de vino blanco, a veces un brandy. Y no para –cerveza, anís, coñac, más vino– hasta que se acuesta, pero nunca, si está en casa, sin tomarse antes un par de licores de cereza...


QUIZÁ CON EL CORONAVIRUS PODRÍA SURGIR UN CAS 
QUE  SUPERE LA GENIALIDAD DEL INSPECTOR MAIGRET



El objetivo sería que la esposa contrajera el virus para poder pasárselo a su marido. La edad de la mujer le permite pensar que los síntomas no serán peores que los de una gripe normal; la edad del marido lo ­coloca en la franja de “los más vulne­rables”.
Con lo cual lo que le corresponde a ella es pasar olímpicamente del dogma del distanciamiento social y salir de casa todo lo que pueda, inicialmente durante la etapa más severa del confinamiento. Si hubiese estado aquí, en España, en marzo se hubiese comprado un perro para poder salir todo lo que quisiera, asegurándose de no perder nunca la oportunidad de iniciar conversaciones, preferiblemente acompañadas de carcajadas, con los dueños de los demás perros que se encontrase por el camino. Más fácil, y con (Oriol Malet)...>>>
Author: Maurizio Testa
Posted: July 18, 2020, 6:05 am
Quando il passato torna e fa sentire tutta la sua forza 

LE PRÉSIDENT ET LE CHANTAGE
Quand le passé revient et se fait sentir
THE PRESIDENT AND THE BLACKMAIL
When the past returns and makes its full strength felt





La politica, un terreno che Simenon ha praticato molto poco nei suoi romanzi. Un personaggio politico, Augustine, abbastanza positivo come non ci aspetterebbe da un romanziere che più volte non ha nascosto la sua poca considerazione politica.
Romanzo d'ambientazione politica, abbiamo detto, ma anche un impietoso confronto tra un passato che lo vedeva Presidente del Consiglio e dotato di un notevole potere e il vecchio isolato di oggi che, dopo una crisi governativa è rimasto fuori dai giochi e vive nella speranza di poter rientrare.
L'ex primo ministro viene chiamato da Simenon semplicemente Augustine, nome che ce lo fa collegare ad un altro politico, un ministro dei lavori pubblici, protagonista nel romanzo Maigret chez le ministre, che guarda caso si chiama Auguste, Auguste Point. 
Anche qui, come ne Il presidente la distruzione di documenti è un punto essenziale, per cancellare malefatte e non lasciare tracce e scomode testimonianze.
Augustine pensava di poter utilizzare certe carte contro il suo ex-segretario Chalamont, avviato da lui stesso alla politica, il quale aveva profittato di certe informazioni riservatissime alla vigilia di una svalutazione, passandole ad un familiare che poté realizzare enormi guadagni in borsa. Allora Augustine aveva capito tutto e aveva conservato che documentazione che inchiodava Chalamont. Ma quando all'orizzonte si profila una crisi che potrebbe riportare alla politica l'ex-Presidente del Consiglio, E' invece il nome di Chalamont che radio e giornali danno come il più accreditato. Augustin pensa di usare i vecchi documenti. Ma ben preso si renderà conto che è lui a non aver capito. Non aver capito che nel suo isolamento era controllato a vista dalla sua segretaria, dalla cameriera, dall'autista... Non aver capito che tutti i suoi "pericolosi" documenti erano da tempo ai servizi segreti e  non aver capito perché nonostante le sue minacce Chalamont di fa beffe di lui.

IL FILM 

Nel 1961 il regista Henry Verneuil, accettò di girare il film tratto dal romanzo. La produzione franco-italiana, vede un grande Jean Gabin nella parte di Augustin  e Bernard Blier in quella dell'ex-segretario Chalamont. La vicenda non è molto fedele al romanzo originale, ma l'interpretazione di Gabin lo fa dimenticare. D'altronde Gabin va considerato un interprete simenoniano per eccellenza, visti i suoi tre Maigret e l'interpretazione di non pochi film tratti di romans durs di Simenon.


Author: Maurizio Testa
Posted: July 17, 2020, 4:12 am
About an interview with Simenon made by Lacassin in 1969 

SIMENON SIMENON"MAIGRET E IO"... 
Su un intervista a Simenon fatta da Lacassin nel 1969
SIMENON SIMENON. «MAIGRET ET MOI»... 
propos d'une interview de Simenon faite par Lacasssin en 1969 



“Of course, any writer puts something of himself in his characters, and a character like the Chief Inspector, which had accompanied Simenon during forty years, must have something in common with his creator. Maigret was a character all invented, but he allowed Simenon to expose his own convictions. Isn’t Maigret, among the millions of characters created by the novelist, the one with whom he had a preferential relationship?” 
These are some arguments given by people about the theme of similarities between Simenon and Maigret. It’s a theme that has often been talked about. Discussions crossed and multiplied. Today we should like to talk about an interesting interview with Simenon made by Francis Lacassin in July 1969. It’s more than an interview, it’s a kind of chat that spans 360 degrees in the Simenonian universe, and that of Maigret is an unavoidable stage that Lacassin fathoms well. In a chapter entitled An anarchist named Maigret, which is about the beginnings of the series of his investigations, Simenon told this: “at the beginning, Maigret was rather elementary, wasn’t he? He was a placid man. He trusted more on his instinct than on his intelligence and in all the fingerprints or in the other proceedings that he obligatorily followed, but without believing too much in them. In fact, little by little we began to resemble us a little, but I couldn’t tell whether I got closer to him or whether it was the character that got to resemble me more and more. What is certain is that I took some of his attitudes and he took some of mine.” 
Here Simenon talked about Maigret as if he were a real person, and not an invented character, and of course, whatever the character did or thought, it was obviously Simenon that made him do or think so. This is significant of the fact that the relationship between the character and the novelist was quite particular.  
Then Simenon explained some specific details: “I was often asked why Maigret didn’t’ have any children, despite the fact that he would have wanted too. This was his great nostalgia. He has no children because when I began to write the novels - and I had written at least about thirty before having myself a son, my first wife didn’t want to have children. She had me swear, before marrying, that we wouldn’t have children […]. I suffered much about it, because I’m so fond of children… Just like Maigret… So I was not able to describe a Maigret who went back home and took care of one or two children. How would he speak to them, how would he react when they cried, how would he have done with bottle feeding if Mme Maigret should be ill? It was impossible for me to know it. Consequently, I had to create a couple that could not have children…” 
This shows that, to write about a topic, Simenon needed to have a minimum of personal experience about that topic. He wrote about what he lived, he described what he knew. He could very well have asked a friend who had children to tell him how the life was with them, the problems, the rhythms of day and so on… But he didn’t do so. If a topic wasn’t part of his experience, he didn’t deal with it. And this makes the difference with the period when he wrote popular novels, for which he invented all. For example, in his adventure novels, which took place in all the most exotic places in the world, he needed but an atlas, some pictures, and some information. But these novels were not signed Simenon, they were not made as he wanted himself, but as the publishers wanted him to do them. Then the time arrived when he moved on to “semi-literature” and he could choose the topics, the characters, the settings for the Maigret novels, and afterwards to “true literature” and the “romans durs”. 
We should like to finish this post by quoting another statement Simenon made, and the Lacassin’s comment about it. Simenon said:
“Maigret doesn’t resemble me. As I am getting older I start to look like him.” And Lacassin commented: “Beyond the pipe and the glasses of white wine drunk on the zinc counter in bars, Simenon and Maigret have other points in common, and in particular the same faith in human dignity.” 

by Simenon-Simenon 
Author: Maurizio Testa
Posted: July 16, 2020, 5:40 am
En octobre 1955, Simenon loue la villa Golden Gate à Cannes, où il restera jusqu'en juillet 1957.


Nell'ottobre del 1955, Simenon affitta la Villa di Golden Gate a Cannes dove resterà fino a luglio 1957

In October 1955 Simenon rented the Golden Gate villa in Cannes, where he stayed until 1957.

Golden Gate /France

Author: Maurizio Testa
Posted: July 15, 2020, 5:28 am
Il y a 90 ans commençait la publication de "Pietr le Letton" dans l’hebdomadaire "Ric et Rac" 

SIMENON SIMENON. GLI INIZI DEL COMMISSARIO IN UN GIORNALE 
90 anni fa la pubblicazione di "Pietr le Letton" iniziava nel settimanale "Ric et Rac"
SIMENON SIMENON. THE CHIEF INSPECTOR’S BEGINNINGS IN A NEWSPAPER 
90 years ago the publication of "Pietr le Letton" began in the weekly "Ric et Rac" 

Le 12 juillet 1930 paraissait, en page 2 du journal hebdomadaire Ric et Rac, un encart où étaient annoncés, pour le numéro suivant, un grand concours, ainsi que le début de la publication « d’un grand roman inédit, Pietr-le-Letton, par Georges Simenon ». C’était probablement la première fois que le patronyme complet du romancier apparaissait dans la presse. Jusque-là, il s’était fait connaître sous d’innombrables pseudonymes, réservant ceux de Christian Brulls et Georges Sim à ses meilleures productions. En 1930, il y avait plus de cinq ans que le Liégeois avait commencé à inonder Paris de ses contes et de ses romans populaires. À l’automne précédent, au cours d’un périple qui l’avait mené jusqu’aux rivages de la mer du Nord, il avait compris qu’il était arrivé au terme d’une première étape dans sa carrière littéraire ; il avait décidé de se lancer dans une nouvelle formule, à mi-chemin entre le roman populaire et la « grande littérature », une formule pour laquelle il allait créer un personnage du genre détective, un « meneur de jeu » qui lui permettrait de décrire maints milieux et de suivre le fil rouge d’une intrigue policière. 
Là-bas, du côté de Delfzijl, il ébaucha la silhouette massive d’un commissaire dans quelques romans, qu’il alla présenter, à son retour à Paris, à l’éditeur Fayard. Celui-ci se montra peu enthousiaste, mais finit, sur l’insistance obstinée du « petit Sim », par accepter une parution en feuilleton d’un des romans, Pietr le Letton, dans son hebdomadaire créé une année auparavant, Ric et Rac. Convaincre Fayard n’avait pas été sans mal, mais l’éditeur avait tout de même accepté de jouer le jeu, puisqu’il publia aussi un encart le 17 juillet, dans un autre de ses hebdomadaires, Candide, où était annoncée la parution dans Ric et Rac d’un « grand roman d’action inédit, Pietr le Letton ». 
Et c’est ainsi que le 19 juillet 1930 débuta la publication du roman dans l’hebdomadaire; sans tambours ni trompettes, sans présentation préalable, le feuilleton succédant à un précédent, L’Escadrille de la mort, traduction d’un roman américain inédit, écrit par un certain Dick Grace. Chaque semaine allait voir défiler les épisodes de Pietr le Letton, jusqu’au 11 octobre 1930, sans que cela attire particulièrement l’attention sur ce personnage de Maigret, ni sur son créateur Georges Simenon, duquel était publiée, pendant la même période, une avalanche de romans, signés Georges Sim (La Femme 47, Le Chinois de San Francisco), Jean du Perry (Les Amants du malheur, La Femme ardente) ou Christian Brulls (L’Inconnue, Train de nuit). 
Qui, à ce moment-là, fit le rapprochement entre ce Maigret, commissaire à la brigade mobile de Marseille, qui se faufilait dans quelques pages de Train de nuit, et le commissaire Maigret, de la première Brigade Mobile de la Sûreté, qui apparaissait à l’incipit de Pietr Le Letton ? Qui s’était rendu compte alors que Christian Brulls et Georges Simenon était le même homme ? Probablement personne parmi le public de lecteurs. Ce n’est que plus tard, après le Bal anthropométrique, que certains chroniqueurs s’avisèrent d’une parenté certaine entre Brulls et Simenon, entre le Maigret de quelques romans populaires et le commissaire du Pendu de Saint-Pholien. 
Quand le romancier avait enfin obtenu de son éditeur de publier un premier écrit sous son véritable nom, il savait très bien que s’il avait peut-être gagné une bataille, il n’avait pas encore gagné la guerre ; le chemin était encore long jusqu’au moment où Fayard accepterait de créer une nouvelle collection policière inédite, avec un héros atypique, et un mode publicitaire bien éloigné de ce qui se faisait alors… Pendant cet été 1930, tandis que les lecteurs de Ric et Rac lisaient la première aventure du commissaire et ses démêlés avec un escroc international, Simenon, installé sur le pont de l’Ostrogoth amarré à Morsang, une bouteille de vin à portée de la main, la pipe aux dents, les doigts courant sur le clavier de sa machine à écrire, forgeait l’intrigue du Charretier de la Providence et de Monsieur Gallet, décédé, bien décidé à prouver à Fayard que c’est lui qui avait raison avec son Maigret… Et 90 ans plus tard, on ne peut pas lui donner tort… 

Murielle Wenger 
Author: Maurizio Testa
Posted: July 14, 2020, 2:34 am

The New York Times - 18/10/207 - James Lewis Hoberman - “Maigret Sets a Trap,” most likely the movie that introduced American audiences to Georges Simenon’s best-known character, was hailed as an event by the New York Times film critic Bosley Crowther. “If you haven’t yet made the acquaintance of French writer Georges Simenon and his famous and fascinating Parisian detective, Inspector Maigret,” he wrote in his review in 1958, “you can’t ask a better introduction.”
What was true then remains so today. “Maigret Sets a Trap,” titled “Inspector Maigret” when it was originally released here, opens Friday in a fine digital restoration for a weeklong run at Metrograph. The film’s director, Jean Delannoy — whose “Pastoral Symphony” shared the top prize with 10 other films at the first Cannes Film Festival in 1946 — was more a sturdy craftsman than a flashy auteur. (François Truffaut disparagingly called him part of the “old wave.”) Still, “Maigret Sets a Trap” is a credible example of the policier, a French genre that flowered in the mid-1950s...>>>

Film

Maigret Sets a Trap


From a 1955 detective novel by the Belgian novelist Georges Simenon
Release date 1958
Directed by Jean Delannoy
Starring: JeanGabin, Annie Girardot, Olivier Hussenot

Author: Maurizio Testa
Posted: July 13, 2020, 1:05 pm
Versaillles

Author: Maurizio Testa
Posted: July 12, 2020, 5:30 am
Per la Emons uscirà fine mese un'altro audiolibro delle inchieste del commissario Maigret

SIMENON SIMENON, ÉCOUTEZ CE QUE CECILE VOUS DIRA
Emons publiera à la fin du mois un autre livre audio des enquêtes du commissaire Maigret 
SIMENON SIMENON, LISTEN TO WHAT CECILE WILL TELL YOU
At the end of this month, Emons will release another audiobook of Chief Inspector Maigret's investigations


"...Era diventata la favola del commissariato, la povera Cécile. Da sei mesi arrivava lì di buon mattino, si sedeva e sperava che Maigret la ricevesse. Una signorina mesta, bruttina, con un ridicolo cappellino verde che non le donava. Diceva che di notte qualcuno entrava di soppiatto nell’appartamento in cui viveva con una vecchia zia inferma, proprietaria di tutta la palazzina. Finché un giorno Cécile scompare lasciando un messaggio: “Stanotte è accaduta una terribile tragedia...

Questo è l'incipit di "Cecile est morte", il ventiduesimo romanzo delle serie Maigret che Simenon pubblicò per Gallimard nel 1942, da cui due anni dopo fu tratto un film diretto da Maurice Tourneur e Albert Préjean nei panni di Maigret. Il 30 luglio di quest'anno uscirà la versione in audiolibro (disponibile in versione CD o mp3) per la Emons che è alla sua ventesima pubblicazione delle inchieste del commissario simenoniano, tutte recitate dal bravissimo Giuseppe Battiston, la sua é ormai diventata un po' la voce ufficiale delle indagini pubblicate dalla Emons, la più importante editrice italiana di audiolibri.
Questo é un fenomeno in crescita che, se ci consentite, è un modo di leggere e sognare specialmente viaggiando in auto (a occhi aperti!) in treno o in aereo... oppure la sera d'estate mentre ci si gode un po' di fresco.... insomma un modo nuovo di fruire della letteratura reso possibile dalle nuove tecnologie a costi accessibili. C'è qualche resistenza da parte chi sostiene che leggere un libro cartaceo  sia tutt'altra cosa. Ma certo quando a leggere è un bravo attore, a nostro avviso, può aggiungere addirittura qualcosa in più. E comunque queste critiche ci ricordano quelle fatte agli e-book. Noi, invece, siamo dell'idea che queste nuove formule costituiscano altri modi di fruizione che facilitano e allargano la base di chi si avvicina alla letteratura.
E infatti Emons, ha pubblicato di Simenon anche altri titoli dei romans durs, ed ha un ricco catalogo che vede presenti autori italiani e stranieri da Philp Roth ad Elsa Morante, da José Saramango ad Antonio Tabucchi, da Daniel Pennac a Pier Paolo Pasolini... tanto per citare qualche autore.
E, vista la stagione, potreste anche abbronzarvi sulla riva del mare, ascoltando una delle più quotate inchieste del commissario Maigret , insomma non perdetevi questa nuova esperienza.  


La scheda -Letto da Giuseppe Battiston - Regia Flavia Gentili - Durata 4h 26m - Versione audiolibro integrale
Pubblicazione 30 luglio 2020 -ISBN 9788869864926 


Author: Maurizio Testa
Posted: July 11, 2020, 8:38 am
Il romanziere, i suoi amici registi, i sogni sullo schermo e il colore dei soldi  

SIMENON SIMENON. RÊVES SUR UNE TOILE,
L' ARGENT DES RÊVES
Le romancier, ses amis cinéastes, les rêves à l'écran et la couleur de l'argent
SIMENON SIMENON. THE DREAMS ON SCREEN THE MONEY OF DREAMS
The novelist, his director friends, the dreams on screen and the color of money




"La ragione per la quale non vedo né i film né i lavori televisivi tratti dai miei romanzi è facile da comprendere, anche se i giornalisti – io rispetto i giornalisti, anche quelli che mi detestano e mi offendono – non l'hanno ancora compresa. Scrivendo un romanzo, io vedo i miei personaggi e li conosco nei minimi dettagli. Come possono un regista, un attore, restituire questa immagine che esiste soltanto dentro di me? Non le mie descrizioni, che sono sempre brevi e sommarie, perché voglio lasciare al lettore il compito di far lavorare la sua immaginazione. Quale sarebbe la vostra reazione davanti a uno dei vostri figli che vi apparisse improvvisamente trasformato dalla magia della chirurgia estetica? Bene, la stessa reazione dolorosa è la mia davanti al migliore degli attori che interpreta uno dei miei personaggi. Perché dovrei sottopormi a questa sofferenza?"
Questo è quello che affermava Georges Simenon in merito alla trasposizione dei suoi romanzi sullo schermo cinematografico, ma anche sul piccolo schermo televisivo. Questo tema è molto dibattuto e Simenon-Simenon se ne è già occupato. Oggi vogliamo tornarci alla luce del rapporto tra il romanziere e registi del calibro di Fellini, di Chaplin. Perché questo ci fa capire qualcosa, non tanto le distanze che lo scrittore voleva tenere dalla trasposizione dei suo romanzi, ma sulla creatività, quasi una trance, che animava l'animo di Simenon, che sognava così di entrare nella vita di un personaggio, e i sogni che facevano proiettare sullo schermo a gente come Fellini e Chaplin, storie, personaggi e fantasie per far sognare la gente. Quello schermo grande e bianco, tanto da somigliare ad una tela su cui un pittore andrà a tracciare vicende, colori, addirittura suoni che emozioneranno gli spettatori.
E tutto ciò Simenon lo ammirava, come testimoniano inequivocabilmente le affermazioni che leggiamo nelle sue lettere a Fellini oppure i discorsi che faceva con Chaplin anche in merito alla fortuna di avere questo dono dello stato di creatività. Un rimedio, almeno così  lo vivevano loro, contro le ansie, le nevrosi, e le ossessioni che le persone comuni dovevano risolvere andando da un neurologo, uno psicanalista, curandosi con medicine e sedute di terapia. Loro si mettevano rispettivamente a scrivere un libro o girare un film e tutto passava d'incanto.  
Certo in Simenon troviamo anche un altro aspetto legato alle trasposizioni cinematografiche e televisive. I soldi dei sogni, li abbiamo chiamati nel titolo. La cosa è in realtà molto meno poetica. Insomma quando Simenon era un autore affermato guadagnava bene, a volte molto bene con i diritti delle vendite dei romans-dur, soprattutto con quelle dei Maigret. I soldi che provenivano dai diritti dello sfruttamento cinematografico, non si sapeva quando arrivavano, quanti sarebbero stati e soprattutto non richiedevano alcuna fatica, a parte quella della trattativa (ma in questo Simenon era bravo). Ecco perché li abbiamo definiti i soldi dei sogni... perché scaturivano dai sogni di uno scrittore che ispirava un regista che a sua volta sognava come metterlo su quella tela che è lo schermo cinematografico, per far sognare gli spettatori. Ecco perché i soldi dei sogni. 
Author: Maurizio Testa
Posted: July 10, 2020, 6:37 am
About the difference between the Maigret novels and the classic detective novels 

SIMENON SIMENONLA VIOLENZA NON È IMPORTANTE, È L'ESSERE UMANO CHE IMPORTA 
Sulla differenza tra i romanzi di Maigret e i romanzi gialli classici
SIMENON SIMENON. LA VIOLENCE N'EST PAS IMPORTANTE, C'EST L'ETRE HUMAIN QUI COMPTE 
propos de la différence entre les romans Maigret et les romans policiers classiques 

 
One of the remarks that is still made today about the Maigret novels is the lack of action and also the lack of violence. This binomial, action & violence, has become so widespread in the panorama of crime fiction, up to the point of being considered an essential ingredient of the genre. It is also the case in cinematographic productions and also in great part in TV series. In fact, action and violence are scarcely present in Chief Inspector Maigret’s investigations, and if they would be, they would seem rather off topic... And yet we are in front of a typology of detective story that is extremely realistic, no world conspiracy, no secret organization led by supervillains, no fanciful flight in the world of impossible enterprises or science fiction cases. The world built by Simenon for Maigret is made of concrete things, of murders for even trivial reasons: revenge, jealousy, necessity, money… small and big tragedies of everyday life. Yet we are well aware that in this reality, if not really action, at least violence is an essential part in homicides, kidnappings, in revenge... 
Simenon himself answered about this lack of describing violence in his novels, when he was interviewed in 1968 by five doctors for the review Médecine et Hygiène, on the occasion of the 25th anniversary of the publication: “in all my life I have had a physical horror for violence, I don’t like to watch a boxing on television, however I myself practiced a little that sport. I hate cruelty, for example I would not be able to attend a bullfight…” 
In short there appears the picture of a quiet bourgeois far away from the world frequented by his characters. Doctors, analysts and psychologists of Médecine et Hygiène found that element interesting and they insisted to understand which is the reason for such a choice. Why have murder and violence already taken place at the moment when Maigret arrives on the spot, and why does the Chief Inspector always seem interested in other people? 
Simenon answered: “this is true and there is a good reason for this. What is a murder? There is a man of 45, on that Sunday he’s a man like any other belonging to the community. Within five minutes, this man, for any reason, as small and insignificant as a drop of water, commits a murder and suddenly he doesn’t belong to the human community anymore and he becomes a monster. Thus, he lived for 45 years as a human being accepted in society and five minutes later on he’s regarded with disgust… he is no longer part of society…“ 
In short it seems like Simenon would tell us that his Maigret (or maybe his own projection in the role of the Chief Inspector?) knows that in a few moments insignificant events can occur, which, changing a man’s life, can lead him to perform gruesome actions. But it’s not violent action in itself that is important and nor is it the centre of the novelist’s and the Chief Inspector’s interest in the investigations. But rather it is the individual himself that interests them (the famous “naked man”). They want to know the social conditions, the values and the dominant mentality of the environment in which this individual grew up, what these elements have made of him and who he is now. They have to enter the world in which he works and in which he lives with his familiars. When Maigret/Simenon will be in tune with all that and will be able to feel that way of being, then the road will open on understanding the situations, the facts and the actions of the protagonists. 

by Simenon-Simenon
Author: Maurizio Testa
Posted: July 9, 2020, 8:38 am
En mars 1941, Simenon s'installe au château de Terre-Neuve à Fontenay-le-Comte, où il restera jusqu'en décembre 1942.

Nel marzo 941, Simenon va ad abitare nel castello di Terre-Neuve a Fontenay-le-Comte dove rimarrà fino al dicembre del 1942


In March 1941 Simenon settled inthe Terre-Neuve castle in Fontenay-le-Comte, where he remained until December 1942.


Author: Maurizio Testa
Posted: July 8, 2020, 6:09 am
Le romancier évoque son personnage dans deux interviews 

SIMENON SIMENON. "MI RILASSO CON MAIGRET" 
Il romanziere parla del suo personaggio in due interviste
SIMENON SIMENONI RELAX WITH MAIGRET... 
The novelist talks about his character in two interviews


En décembre 1963, la famille Simenon s'installe à Epalinges. Les préparatifs du déménagement, les soucis familiaux (le déséquilibre de Denyse s'est accentué, et elle fait plusieurs séjours en clinique), tout s'est accumulé au point que le romancier n'a rien écrit entre septembre 1963 (L'Homme au petit chien) et juillet 1964 (Maigret se défend). Une longue pause de dix mois, ce qui est très inhabituel chez lui. Il trouve cependant le temps de donner quelques interviews, dont certaines pour des journaux suisses ; nous vous en proposons quelques extraits. 
La première interview a été publiée en novembre 1963 dans La Nouvelle Revue de Lausanne, à l'occasion de la parution d'un recueil de nouvelles, La Rue aux trois poussins. Simenon explique que certaines des nouvelles du recueil ont été écrites à la fin des années 1930, et que si son style a un peu changé, les thématiques sont encore actuelles. Le journaliste lui demande alors : « À l'époque où vous les avez conçues, vous passiez surtout pour un auteur de roman policier ? » Ce à quoi Simenon répond : « C'est un malentendu ! Je ne me suis jamais considéré comme auteur de romans policiers. Il se trouve que pour gagner ma vie, au lieu d'exercer un second métier, j'ai choisi au début d'écrire des romans populaires, puis des Maigret, et lorsque je suis passé au véritable roman j'ai cessé de faire des Maigret. Mais des lecteurs m'ont reproché d'avoir abandonné ce personnage, et je l'ai repris. Écrire des Maigret, maintenant, ça me délasse, et puis ça me refait la main... » Puis le journaliste lui demande s'il considère les Maigret comme inférieurs à ses autres romans. Réponse de Simenon : « Je ne considère rien comme inférieur ou supérieur. Je pourrais me passer de faire des Maigret si j'avais la force physique d'écrire six romans par an. […] Mais je ne peux pas rester sans écrire. » 
La seconde interview a paru en juillet 1964 dans la Gazette de Lausanne. Après l'avoir interrogé sur son processus créatif, le journaliste demande à Simenon d'expliquer comment il en est arrivé au roman policier : « Au début, après avoir décidé de gagner ma vie en écrivant, j'ai voulu commencer par apprendre mon métier : j'ai écrit des contes et des centaines de romans populaires, J'ai appris ainsi à agencer un livre et surtout à éviter tous les poncifs, pour les avoir rencontrés tant de fois ! Ensuite j'ai pensé que je pouvais passer à un genre semi-littéraire et j'ai commencé la série des Maigret. […] La forme du roman policier est une bonne rampe pour un débutant. Vous avez, en effet, un personnage central tout trouvé, qui peut aller partout, entrer dans toutes les maisons, toutes les familles ; d'autre part, si une partie du roman n'est pas très bien construite, le lecteur continue tout de même, car il veut aller jusqu'au bout pour connaître la fin de l'histoire. » 
Simenon poursuit en disant qu'après les Maigret, il a commencé « à écrire des romans non policiers, ce que j'appelle des romans-romans. Des lecteurs m'ont toutefois écrit pour me reprocher d'avoir laissé tomber Maigret. » Comme dans l'interview de novembre 1963, le romancier remet sur le tapis cette affirmation, selon laquelle c'est à cause des lecteurs déçus qu'il aurait continué à raconter les aventures de son héros. On aimerait pouvoir retrouver ces lettres, qui devraient dater du milieu des années 1930, mais rien ne prouve qu'elles existent encore. Si tant est qu'elles aient existé, et que Simenon n'ait pas donné ce prétexte pour conserver son commissaire, auquel il était attaché bien plus qu'il ne voulait le dire alors... 
Et le romancier de poursuivre dans cette interview : « C'est pourquoi j'ai pris l'habitude d'écrire un Maigret par an, en moyenne. Tenez, je vais bientôt me remettre à écrire, après une assez longue interruption. Avant d'entamer un roman dur, un roman-roman, je vais commencer par un Maigret, pour me faire la main, comme on fait des gammes. » Il fera des gammes avec Maigret se défend, avant d'écrire Le Petit Saint... 

Murielle Wenger 
Author: Maurizio Testa
Posted: July 7, 2020, 7:16 am

ToutelaTele - 3/07/2020 - Kevin LheritierCe mercredi 1er juillet de 13h15, la chaîne du groupe Canal+ a proposé trois anciens épisodes de Maigret, interprété par Bruno Cremer. Les trois enquêtes ont fidélisé en moyenne 278.000 fans, soit 3.4% de part de marché et 1.2% auprès des femmes responsables des achats. A noter que sur cette dernière cible, le premier épisode est le plus performant avec 1.6%.
En comparaison, le jeudi 2 juillet sur le même créneau horaire, les intrigues ont fédéré en moyenne 284.000 fidèles, soit 3.6% du public et 0.9% auprès des femmes responsables des achats. Une nouvelle fois, le premier épisode est le plus performant sur cette cible (1.6%). De son côté, TMC misait, mercredi 1er juillet de 13h30 à 18h30, sur des rediffusions de Miss Marple, incarnée par Géraldine McEwan et Hercule Poirot. Les enquêtes ont tenu en haleine en moyenne 288.000 téléspectateurs, soit 3.6% de part de marché et 5.2% auprès des femmes responsables des achats. Sur cette cible, le premier épisode en rediffusion est le plus fort avec 5.6%.
En comparaison, la chaîne du groupe TF1, proposait jeudi 2 juillet trois rediffusions de sa série Hercule Poirot, avec David Suchet. Le célèbre policier belge a séduit en moyenne 228.000 fans, soit 2.9% du public et 2.9% auprès des femmes. Cette fois-ci, le second épisode (15h40-17h25) est le plus performant sur cette cible (3.7%)...>>>
Author: Maurizio Testa
Posted: July 6, 2020, 5:38 am