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A quelles occasions le romancier s’est rendu dans le port hollandais
SIMENON SIMENON. SIMENON E DELFZIJL, IN CINQUE PASSI
In quali occasioni il romanziere è andato al porto olandese
SIMENON SIMENON. SIMENON AND DELFZIJL, IN FIVE STEPS
On which occasions the novelist went to the Dutch harbour


Nos lecteurs le savent bien, en cette année 2019, nous fêtons les 90 ans de la naissance de Maigret, qui, selon la légende imaginée par Simenon, aurait été créé alors que le romancier accomplissait un voyage à bord de son bateau l’Ostrogoth. C’est en septembre 1929, lorsqu’il se trouvait tout au nord des Pays-Bas, dans le port de Delfzijl, que le romancier vit surgir la silhouette de son héros, après qu’il eut absorbé quelques petits verres de genièvre.
Simenon a gardé un bon souvenir de cette région, qu’il évoque souvent dans ses textes autobiographiques, et naturellement Delfzijl y figure en bonne place. Le romancier s’est trouvé à cinq reprises à Delfzijl, et ce sont ces cinq passages que nous allons évoquer dans le billet d’aujourd’hui.
Simenon aborde pour la première fois Delfzijl au cours de l’été 1929. En effet, il semble y avoir fait un premier bref passage lorsqu’il remonte jusqu’à l’extrême nord du pays et qu’il a pour but de se rendre en Allemagne, avant de continuer un périple encore plus septentrional, en direction de la Norvège.
Le deuxième passage à Delfzijl sera bien plus important. A la fin août 1929, Simenon est refoulé du port de Wilhelmshaven (voir ce billet : http://www.simenon-simenon.com/2017/05/simenon-simenon-les-mysteres-de.html) et il retourne à Delfzijl, où il découvre que son bateau a besoin d’être réparé. C’est là que se situe l’épisode légendaire de la naissance de Maigret, que son créateur dessine alors qu’il s’est installé dans une barge abandonnée dans le canal du Damsterdiep. C’est une étape fondamentale dans la vie du romancier, parce que c’est là que Simenon prend le virage décisif qui va le faire abandonner la littérature populaire pour se consacrer à la « semi-littérature », c’est-à-dire à la rédaction des romans Maigret, ce qui lui permettra d’accéder ensuite aux romans « tout court », l’objectif qu’il poursuit depuis ses débuts.
Evoquant cet épisode dans sa dictée Un homme comme un autre, Simenon dit : « Le port, adorable, où au lieu de portes dans les murs épais des remparts il y avait des écluses, s’appelle Delfzijl. […] c’est là qu’est né le premier Maigret : Pietr-le-Letton. [Ce] n’était pas un chef-d’œuvre. Il n’en a pas moins marqué dans ma vie une sorte de charnière. »
Ces deux premiers passages à Delfzijl ont aussi été source d’inspiration pour le romancier. C’est ainsi que le port apparaît, probablement pour la première fois sous sa plume, dans son premier roman non-Maigret, Le Passager du Polarlys, écrit au cours de l’automne 1930 et paru en préoriginale en novembre-décembre de la même année dans le journal L’Œuvre, sous le titre Un crime à bord. Puis, évidemment, Delfzijl sera au cœur de l’intrigue de Un crime en Hollande, écrit en mai 1931.
Simenon évoquera aussi le port hollandais dans un reportage, publié en mars 1931 dans Le Petit Journal, dans lequel il raconte son périple à bord de l’Ostrogoth, puis sur d’autres bateaux, qui l’emmènent des Pays-Bas jusqu’au cercle polaire.
Le troisième passage à Delfzijl aura lieu en 1937. Simenon et Régine cherchent à habiter une maison au bord de la mer, et ils vont longer toute la côte atlantique, en commençant leur quête à Delfzijl ; naturellement, pourrait-on dire, car la ville représente sans doute bien pour Simenon « cette Hollande [qu’il] aime », comme il l’écrit dans ses Mémoires intimes.
Bien plus tard, en août 1958, ce sera le quatrième passage à Delfzijl, lorsque le romancier conduit sa famille sur les traces de ses souvenirs, et fait découvrir à Denyse, John et Marie-Jo les paysages hollandais, et leur montre l’endroit où il a créé Maigret.
Enfin, en 1966, le cinquième passage est celui lors duquel Simenon assiste à l’inauguration de la statue de Maigret (nous avons raconté cet événement ici : http://www.simenon-simenon.com/2016/09/simenon-simenon-la-statue-de-maigret-5o.html).
A ces cinq passages, nous pourrions en ajouter un sixième, qui, bien que fictif, n’en est pas moins émouvant. Les 4 et 5 septembre 2019, les Amis de Simenon se trouvaient à Delfzijl, pour célébrer les 90
ans de la naissance légendaire de Maigret, et nul doute que l’ombre du romancier les accompagnait lors de ce voyage…


Murielle Wenger
Author: Maurizio Testa
Posted: September 17, 2019, 7:19 am
Le dessinateur a donné de superbes couvertures pour la nouvelle intégrale de Maigret, et a aussi illustré des romans «durs». Une brève rencontre


Le Temps - 14/09/2019 - Nicolas Dufour - Cette semaine, le 10 septembre 2019, j’ai eu le plaisir d’être invité à la soirée marquant l’année Simenon, à Paris à la Société des gens de lettres – qui avait amendé l’auteur, naguère, pour non paiement de cotisations… Un hommage autour du fils John, animateur de l’héritage, et durant lequel j’ai pu croiser Jacques de Loustal. J’avais une question, qui ne concernait pas les Maigret, dont il a illustré la dernière intégrale chez Omnibus. Le dessinateur a aussi mis en image des romans «durs», les non-Maigret, et je voulais savoir pourquoi il avait retenu Un Nouveau dans la ville...>>>
Author: Maurizio Testa
Posted: September 16, 2019, 7:52 am



10. Maigret rivalise avec Mme Maigret…
« C’était attendrissant de voir Mme Maigret lancée ainsi sur une piste […] Mais ce que le commissaire n’avouait pas, c’est qu’en somme elle en arrivait à peu près au même point que lui. […] Cette fois, Maigret fit la grimace, furieux que sa femme en soit arrivée […] aux mêmes résultats que lui. […] – Sais-tu ce qui est encore plus vexant ? […] en somme, tu étais sur les lieux avant moi… » (L’Amoureux de Madame Maigret)

10. Maigret in competizione con M.me Maigret...

« Era toccante vedere M.me Maigret così lanciata su una pista [...] Ma quello che il commissario  non sopportava era in effetti che arrivava all'incirca allo stesso punto in cui giungeva lui stesso [...] Questa volta Maigret fece una smorfia, arrabbiato che sua moglie fosse pervenuta [...] agli stessi suoi risultati. [...] - Sai che cosa è più fastidioso? [...] insomma tu era sulla scena prima di me...» (L'innamorato della signora Maigret)

10. Maigret competes with Mme Maigret…
“It was touching to see Mme Maigret launched on a track […]. But what the Chief Inspector did not confess was that in fact she was arriving at about the same point as him. […] This time Maigret scowled, furious because his wife had come to the same results as him. […] – Do you know what is even more vexing? […] in fact you were on the scene before me…” (Madame Maigret's Admirer)


Author: Maurizio Testa
Posted: September 15, 2019, 6:17 am
Europe 1 - 12/09/2019 - À l'occasion de la réédition de l'intégralité des "Commissaire Maigret" aux éditions Omnibus, Thierry Geffrotin revient sur cette manière de célébrer ses 90 ans et le 30e anniversaire de la mort de Georges Simenon.

Author: Maurizio Testa
Posted: September 14, 2019, 5:44 am
Carvel Collins ai primi del '55 fa in tempo in tempo ad intervistare il romanziere  che è in procinto di ritornare definitamente in Europa.

SIMENON SIMENON. LE DERNIER INTERVIEW   EN AMÉRIQUE
Carvel Collins, au début de 1955, réussit à faire juste à temps une interview du romancier, qui est sur le point de retourner définitivement en Europe

SIMENON SIMENON. THE LAST INTERVIEW IN AMERICA
In the beginning of 1955, Carvel Collins managed to do just in time an interview with the novelist, who was about to  definitely return to Europe






".."Lo studio del signor Simenon nella sua sconfinata casa bianca ai margini di Lakeville, nel Connecticut, dopo pranzo in una giornata di gennaio di sole splendente. La stanza riflette il suo proprietario: allegro, efficiente, ospitale, controllato. Sulle sue pareti ci sono libri di legge e medicina, due campi in cui è divenuto esperto; gli elenchi telefonici di molte parti del mondo cui ricorre per trovare i nomi dei suoi personaggi; la mappa di una città in cui ha appena ambientato il suo quarantanovesimo romanzo di Maigret; e il calendario sono segnati a matita i giorni trascorsi a scrivere il Maigret — un giorno, un capitolo — e i tre giorni trascorsi per la revisione...
 Nell'ufficio adiacente, dopo aver visto che tutto è sistemato comodamente per suo marito e l'intervistatore, la signora Simenon riporta la sua attenzione agli affari di uno scrittore i cui romanzi compaiono sei all'anno e i cui contratti per libri, adattamenti e traduzioni sono in più di venti lingue.
Con grande cortesia e con una voce ricca che conferisce alle sue dichiarazioni sfumature di significato ben oltre la portata ordinaria, il signor Simenon continua una discussione iniziata nella sala da pranzo..."
Carvel Collins è venuto per realizzare un'intervista da pubblicare su "The Paris Review" una rivista letteraria americana (fondata a Parigi e poi trasferitasi a New York), nata solo due anni prima ma già autorevole, specializzata in interviste a scrittori e letterati famosi ed edita dal principe Sadruddin Aga Khan. L'articolo si intitolerà The art of fiction
Collins collabora alla rivista in quanto esperto in letteratura e grande specialista  di William Faulkner, essendo anche titolare del primo corso universitario al mondo sullo scrittore e drammaturgo statunitense. 
Era quindi una bella giornata del gennaio 1955. Simenon, non lo sapeva ancora nessuno, stava per fare ritorno in maniera definitiva in Europa. Erano ormai dieci anni che viveva in America e aveva assunto una decisione che avrebbe preso alla sprovvista non pochi personaggi. 
Siamo nella Shadow Rock Farm, nei pressi di Lakeville, un ranch dove Simenon si è stabilito ben cinque anni prima con tutta la famiglia. Un record per lui.... ben cinque anni nella stessa abitazione!
La predisposizione di Simenon sembra ottima (forse lo scrittore era particolarmente di buon umore perché sapeva che di lì a poco se ne sarebbe andato dagli Usa?) e l'intervista procede nel migliore dei modi.
Letta oggi, alla luce di quello che conosciamo grazie al gran lavoro di ottimo livello dei non pochi studiosi simenoniani (da Bernard Alavoine a Michel Lemoine da Pierre Assouline a Michel Carly... tanto per citarne qualcuno) le domande e le risposte vertono su una serie di argomenti che i nostri lettori ben conoscono... il significato di "troppo letterario", il suo metodo di scrittura, la vocazione di chi scrive romanzi, i temi trattati nei suoi romanzi, l'universalità delle passioni, dei bisogni e delle aspirazioni dei suoi personaggi e via dicendo...
E questa specie di riconoscimento, made in Usa, arriva proprio quando Simenon decide di ritornare nella sua vecchia Europa. Riconoscimento non da poco perché la rivista è prestigiosa, come abbiamo detto, ha un suo peso nell'ambiente letterario americano, e perché vi figurano interviste ai massimi romanzieri e letterati del tempo.
Ma Simenon ha voglia di tornare nel vecchio continente, dove la sua fama e la sua autorevolezza sono cresciuti e dove nei suoi precedenti viaggi ha potuto constatare come sia contornato da manifestazioni di stima e da una notevole ammirazione. Fosse rimasto più a lungo in America forse anche lì.... Ma il richiamo era forte, anche se poi si racconta che c'erano  di mezzo anche dei problemi con le istituzioni fiscali statunitensi che, si sa, non sono certo tenere. Ma a parte ciò, questa intervista ha fatto parlare a lungo di sé, e costituisce un po' una tappa importante, l'addio a quel mondo che aveva dato vita ai romanzieri che lui ammirava, che l'aveva accolto in momento buio della sua vita, che gli aveva regalato un altro grande amore della sua vita (Denyse, la seconda moglie), dove si respirava un aria di libertà che nel '45 gli fece particolarmente bene. Insomma forse una motivazione unica e precisa per "scappare" dall'America non esisteva, ma d'altronde era lo stesso Simenon che sosteneva: "Alla gente piace pensare che tutti agiscano sempre per una ragione precisa". E invece.... (m.t.) 
Author: Maurizio Testa
Posted: September 13, 2019, 8:35 am
Some thoughts and information on a novel and its setting

SIMENON SIMENON. LA MARIE DU PORT: UN ROMAN, UN FILM, UN LIEU

Réflexions et informations sur un roman et son décor 
SIMENON SIMENON. LA MARIE DEL PORTO: UN ROMANZO, UN FILM, UN LUOGO

Riflessioni e notizie su un romanzo e la sua ambientazione




A post in Simenon-Simenon on 3 July drew our attention to the death aged 84 of Nicole Courcel, the actress who played the role of Marie Le Flem in Marcel Carné’s cinema adaptation of Simenon’s La Marie du Port. Although the film version of La Marie du Port appeared in 1950, the novel on which it was based was written in October 1937 and published by Gallimard the following year. According to Assouline’s biography of Simenon, the author sold the film rights for his novel in 1938, along with those for La Maison des sept jeunes filles, for 80 000 francs. The reasons for the long delay between the sale of the rights and the appearance of the film are rather obscure and do not seem to be related to the German occupation of France as this period was the most prolific to date in terms of cinema adaptations of Simenon’s novels.
The choice of the extremely attractive Nicole Courcel for the role of Marie is not immediately obvious from the physical descriptions of Marie: flat-chested but with a rounded stomach, straight, badly-combed hair, a pale face with a narrow mouth whose expression was always, sulky, sad or scornful. Clearly the contemporary cinema’s idea of a leading actress did not necessarily accord with the portrait sketched by the novelist! By the same token, the choice of Jean Gabin for the role of the central male character, Chatelard, seems to have been influenced more by the commercial drawing power of the actor than by any particular resemblance to the character in terms of age or appearance.

The ‘port’ of the novels title is the Norman fishing port of Port-en-Bessin and although the greater part of the film was filmed in the studio, a number of scenes were shot on location thereby helping to give a greater sense of place to the action. It is well known that virtually all of Simenon’s novels and short stories are set in locations in which he had lived or had visited. Of the nineteen Fayard Maigret stories, only Le Fou de Bergerac takes place in a location with which the author was not personally familiar and, significantly, Maigret spends the greater part of the enquiry in his hotel bedroom rather than at large in the town. Just as the composition of La Tête d’un homme took place at the hôtel Aiglon, boulevard Raspail, in the 14th arrondissement of Paris, from which Simenon could see from his window the Montparnasse locations of the novel, so La Marie du Port was also written in a hotel room from which the author could directly observe the settings he was describing, thereby adding to the immediacy and force of the narrator’s descriptions.

The hotel in question was the hôtel de l’Europe, situated on quai Félix Faure, opposite the swing bridge separating the inner and outer ports. This area of Port-en-Bessin was destroyed during the allied landings in Normandy in June 1944 and the site of the hotel is now occupied by a crêperie-pizzeria. The café de la Marine, where Marie works, was modelled by Simenon on the café du Grand Quai, close by the hôtel de l’Europe, and following the success of the film the proprietor of the café added a streamer announcing ‘A la Marie du Port’ to the establishment’s signage, and this latter was kept as the name of the bar-restaurant which succeed the café.

It is hardly surprising that the almost eighty years that have elapsed since the writing of La Marie du Port have witnessed major changes to the setting of the novel. However, the existence of a deep-water harbour at Port-en-Bessin has ensured the survival of a significant fishing industry and this economic activity which is the backdrop to Simenon’s novel continues to characterise the ambiance of the town today. With almost thirty active trawlers, Port-en-Bessin is Normandy’s premier fishing port and the seventh most important in France. Fishing stands at the centre of the town’s tourist activity with guided visits of the

The harbour arms, the swing bridge and the quaysides of the inner-port are still reminiscent of the scenes described by Simenon and the modern visitor can see the « maisons basses […] aux façades grises et aux durs toits d’ardoises », ‘’low houses with their grey facades and hard slate roofs’’.

Although the Port-en-Bessin of La Marie du Port may not have been preserved in formaldehyde, the survival of fishing as the determining economic activity of the town goes a long way to preserving the famous Simenonien atmosphere and if you have enjoyed Simenon’s novel a visit is highly recommended.


William Alder
Author: Maurizio Testa
Posted: September 11, 2019, 10:31 pm
Pour les 90 ans de sa naissance, le commissaire nous ouvre son livre de souvenirs. Nous vous proposons, à quinzaine, une rubrique pour commémorer cet événement phare de cette année 2019.


Per i 90 anni dalla sua nascita, il commissario ci apre il suo libro dei ricordi. Noi vi proporremo, ogni quindici giorni, una rubrica per commemorare questo avvenimento clou per l’anno 2019.

For the 90th anniversary of his birth, the Chief Inspector shows us his memory book. We propose a fortnight column to commemorate this milestone event of this year 2019.




Et puis, un jour Simenon a accepté de me voir aussi à la télévision. Et voilà que je me retrouvais dans la peau d’un commissaire qui parlait l’anglais. Rupert Davies est venu trouver le « patron » à Lausanne, et le romancier a même présidé avec ce Maigret britannique le bal annuel des fabricants de pipes à Londres…



E poi un giorno Simenon ha accettato di vedermi anche alla televisione. Ed ecco che mi ritrovo nella pelle di un commissario che parla inglese. Rupert Davies è venuto a trovare il "patron" a Losanna, e il romanziere ha anche presieduto con questo Maigret inglese il ballo annuale dei fabbricanti di pipe a Londra...


Then one day Simenon agreed to see me also on television. So I found myself in an English speaking Chief Inspector’s skin. Rupert Davies came to see the “boss” to Lausanne, and the novelist even presided with this British Maigret the annual pipe manufacturers’ ball in London…


Author: Maurizio Testa
Posted: September 11, 2019, 8:12 am
Le commissaire enquête surtout à Paris, mais cela ne l’empêche pas de rencontrer toutes sortes de personnages venus d’autres pays


SIMENON SIMENON. MAIGRET FA IL GIRO DEL MONDO
Il commissario indaga principalmente a Parigi, però ciò non gli impedisce di incontrare tutti i tipi di personaggi di altri paesi
SIMENON SIMENON. MAIGRET AROUND THE WORLD
The Chief Inspector investigates mainly in Paris, but that does not prevent him from meeting all kinds of characters from other countries





Nous avons publié ces dernières semaines un certain nombre de billets concernant des personnages de la saga maigretienne. Dans le premier billet de cette série, nous avions constaté que dans les premières enquêtes, Maigret avait souvent affaire à un monde cosmopolite, et dans les romans dont nous avions parlé (Pietr le Letton, La Tête d’un homme, Le Charretier de la « Providence »), il s’agissait d’un cosmopolitisme parisien, puisque les personnages croisés par le commissaire se retrouvaient dans des lieux de la capitale.
Mais il est aussi arrivé à Maigret de mener quelques enquêtes à l’étranger, et nous avons déjà évoqué la Belgique, les Pays-Bas et les Etats-Unis. A ces pays, on peut ajouter quelques autres, pour de brefs passages qu’y a faits le commissaire : Grande-Bretagne (Le Revolver de Maigret), Suisse (Maigret voyage) et Allemagne (Le Pendu de Saint-Pholien).
Une des toutes premières enquêtes narrées par Simenon mène donc Maigret jusqu’à Brême. Le passage dans la ville va cependant être court, et le commissaire n’aura guère le temps de se familiariser avec les us et coutumes du peuple allemand. Il aura juste affaire à quelques policiers du cru, avec qui la conversation est limitée, puisque Maigret « ne bafouillait que quelques mots d’allemand ». Ce sont donc les fonctionnaires autochtones qui vont s’efforcer de parler en français. Maigret va surtout converser avec deux policiers, dont l’un est « jeune et rose, le crâne rasé, portait une jaquette et des pantalons rayés, essuyait de temps en temps les verres de ses lunettes à branches d’or. Il avait un titre comme docteur en police scientifique », et l’autre est « un jeune homme aux yeux rêveurs [qui] parlait un français correct, appliqué, mettait son orgueil à trouver le mot juste » ; Maigret ne verra des autres habitants de la ville que des hommes d’affaires dans une brasserie où joue un orchestre viennois tandis que s’entrechoquent les chopes de bière. Voilà tout ce que le commissaire ne connaîtra jamais des ambiances germaniques…
Quant à la Suisse, Maigret n’en découvrira guère plus qu’un palace lausannois (avec son concierge qui « parlait cinq ou six langues […], en français il avait un léger accent allemand », et sa clientèle internationale, dont « une famille d’asiatiques […] la femme en sari doré »), et, tout de même, une auberge au bord du lac, dont « une tablée de gens du pays qui parlaient de la chorale à laquelle ils appartenaient ». Avec, en prime, le petit discours du chef de la Sûreté de Lausanne qui lui explique que, dans son pays, « la proportion de V.I.P. […] est plus grande ici qu’à Paris ou que, même, sur la Côte d’Azur »…
Maigret rencontre aussi un certain nombre de ressortissants venus d’au-delà des frontières et qui sont établis à Paris ou ailleurs en France. En faire la liste revient à montrer comment Simenon a été attentif aux données sociologiques de son temps, et ce serait une erreur de croire qu’il n’a mis en scène que les hobereaux de province, les marins des ports bretons et normands, les concierges parisiennes et tout le petit peuple des artisans de Montmartre…
On peut donc citer, entre autres, le Danois Andersen (La Nuit du carrefour), la Russe Marie Vassiliev (L’Affaire Saint-Fiacre), le Grec Graphopoulos (La Danseuse du Gai-Moulin), l’Australien Brown et le Suédois Yan (Liberty Bar), Nouchi la Hongroise (Cécile est morte), l’héritière d’un riche Argentin (Signé Picpus), Jean Bronsky chef de la bande des Tchèques (Maigret et son mort), le Yougoslave Kridelka (Maigret en meublé), Maria la Polonaise (Maigret à l’école), Carlotta l’Espagnole (Une confidence de Maigret), Nahour le Libanais et Alvaredo le Colombien(Maigret et l’affaire Nahour)…
Un véritable tour du monde accompli par Maigret…


Murielle Wenger


Un texte consacré à ce sujet, intitulé Les voyages de Maigret ou le commissaire ethnographe, vient de paraître dans le dossier « Présence de Georges Simenon », coordonné par Jean-Baptiste Baronian, et publié dans la Revue générale (fondée en 1865, elle la plus ancienne revue belge en activité), éditée par les Presses Universitaires de Louvain. Pour obtenir le numéro, écrire à : duc@ciaco.coop
Author: Maurizio Testa
Posted: September 10, 2019, 9:03 am



9. Maigret est de mauvaise humeur
« Maigret était à cran, le Maigret des mauvais jours, le Maigret écœuré, quasi sournois à force de dégoût, à qui personne, au Quai des Orfèvres, n’osait adresser la parole. […] Et Maigret grommelait entre ses dents : - Sale type ! […] Soudain, marchant vers lui, il lui mit sa main fermée devant le visage. – Avoue ! gronda-t-il. […] Puis, comme c’était quand même nécessaire, il envoya son poing en plein visage de l’homme » (Une erreur de Maigret)


9. Maigret di cattivo umore
« Maigret era irritato, il Maigret dei peggiori giorni, il Maigret scoraggiato, quasi a forza di disgusto, al quale nessuno a Quai des Orfèvres osava indirizzare una parola. [...] E Maigret borbottava tra i denti: - Brutto tipo![...] Improvvisamente, camminando verso di lui, fermò la sua mano davanti al suo volto. - Ammettilo! gli ringhiò [...] Poi, come accadeva quando era assolutamente necessario, dette un pugno proprio in pieno viso all'uomo». (Uno sbaglio di Maigret)


9. Maigret is in a bad mood
“Maigret was irritated, the Maigret of bad days, a nauseated Maigret, almost sly by dint of disgust, to whom nobody, at the Quai des Orfèvres, would dare to talk. […] And Maigret was grumbling between his teeth: - What a rotter! […] Suddenly, walking towards him, he put his closed hand in front of his face. – Do confess! he growl. (Maigret's Mistake)





Author: Maurizio Testa
Posted: September 8, 2019, 6:25 am
La Rochelle célèbre ce mois de septembre le trentième anniversaire de la mort de Georges Simenon. 



FranceTvInfo - 06/09/2019 - Valérie Prétot  L' écrivain qui a vécu dans le pays rochelais pendant plusieurs années, évoque des paysages mais aussi des ambiances de son séjour en Charente-Maritime dans de nombreux romans. Pendant un mois, La Rochelle va vivre au rythme de l’œuvre de Georges Simenon. L'initiative est conçue par des passionnés réunis autour de l'association, Les Amis de Simenon. Au programme une exposition mais aussi des lectures et des conférences. Plus d'une dizaine de ses romans évoque La Rochelle. L'événement est baptisé « Le Septembre rochelais de Simenon...>>>
Author: Maurizio Testa
Posted: September 7, 2019, 4:04 am
Simenon e Maigret finiscono per somigliarsi? E in che modo se, a prima vista, sembrano agli antipodi? 

SIMENON SIMENON. L'AUTEUR ET LE PERSONNAGE SE RESSEMBLENT-ILS ?
Simenon et Maigret finissent-ils par se ressembler ? Et de quelle façon si, à première vue, ils semblent aux antipodes l'un de l'autre?

SIMENON SIMENON. DO THE AUTHOR AND THE CHARACTER LOOK ALIKE?
Do Simenon and Maigret end up looking alike? And in what way if, at first sight, they seem poles apart from each other?



"...ma stiamo scherzando? Non c'è possibilità di confronto tra la figure di Simenon e di Maigret. Sì, si sono frequentati a lungo, gomito a gomito, ma è come dire che l'olio e l'aceto solo perche sono nello stesso porta-ampolle sono simili nel sapore..."
"Ma certo,è inevitabile, lo scrittore e il commissario non sono che le due facce della stessa persona, dall'avere le stesse convinzioni (comprendere e non giudicare) e fumare entrambe la pipa, da sognare di aver intrapreso da giovane il lavoro del medico, al fatto che ci sono molti punti di contatto tra il metodo che usa Simenon per scrivere e quello di Maigret per indagare..."
"... assolutamente no! Uno è un libertino, sessuomane e sempre in caccia di donne, l'altro è un marito fedele, pantofolaio, tranquillo e che per di più, quando nelle sue inchieste s'imbatte in qualche tentazione, riesce sempre a non tradire M.me Louise..."
".... certo Simenon aveva delle sue fissazioni, come quelle del sesso, di cui non poteva fare a meno, ma anche il morigerato commissario era uno che mangiava senza quasi limiti e  soprattutto beveva alcool a ciclo continuo, tanto da essere mira degli strali di benpensanti e bacchettoni..."
Quello che abbiamo riportato qui sopra sono alcune delle ragioni che tirano fuori di volta in volta i detrattori e i difensori della somiglianza tra Simenon e Maigret.
Ne parliamo oggi, non tanto perché siamo convinti che si tratti di un argomento  di particolare importanza, ma perché è stato e continua ad essere fonte di polemiche non solo tra gli appassionati lettori, ma anche tra alcuni studiosi.
E visto che se ne parla, vogliamo scrivere come la pensiamo. Magari non avremo mai affrontato specificatamente il problema, ma i nostri lettori più assidui, nei quasi dieci anni di post quotidiani che abbiamo messo on-line, avranno capito che la nostra tesi è quella più semplice e ragionevole. Cioè che ogni autore, più o meno volontariamente, trasferisce in un personaggio seriale come Maigret (che lo ha accompagnato per circa quarant'anni) alcuni tratti del suo carattere, certi modi di pensare, delle aspirazioni e dei sogni. Poi, certo, il personaggio "non è mai l'autore", questo è chiaro non foss'altro perché sempre e comunque la vita reale è una cosa e quella letteraria è tutt'altro.
Ma esposta questa ovvia e scontata enunciazione, andiamo a vedere quali sono i punti di contatto tra i due. Ma prima vogliamo premettere un elemento che abbiamo espresso più volte e che a nostro avviso è essenziale.
Abbiamo detto che dai primi romanzi, fino ad arrivare agli anni cinquanta, i Maigret cambiano lentamente, il personaggio del commissario acquista una ricchezza di comportamenti e delle sfumature in più, le vicende trattate e le trame si fanno sempre più profonde intriganti, tutto, dai personaggi alle loro dinamiche interpersonali, acquisiscono uno spessore psicologico maggiore. Detto in poche parole i Maigret somigliano sempre più ai romans durs. 
E questo che c'entra, direte voi?
E' evidente che nei romans-durs Simenon dava piena libertà alla sua ispirazione, ai suoi desiderata, dal suo cuore scorrevano attraverso il braccio, la mano, la penna, i suoi sentimenti e le sue esperienze più recondite, scivolando sulle pagine dei suoi libri. Insomma un Simenon più libero e più a briglia sciolta che non quello dei Maigret, dove comunque la serialità della narrazione e il fatto che fosse pur sempre una letteratura di genere qualche paletto e alcune limitazioni alla fine li imponevano. 
Nella crescita dei Maigret  viene individuato, nel periodo degli anni '50, il momento in cui le due tipologie di romanzo andavano pressappoco a sovrapporsi.
E si ci pensate bene è anche logico. 
Infatti se da una parte è vero che nelle sue dichiarazioni, lo scrittore teneva a precisare che mentre i romans durs erano composti in una sorta di trance creativa, il famoso état de roman, in cui lui era, a suo dire, solo uno strumento tanto da non sapere nemmeno come si sarebbe concluso il romanzo, i Maigret erano scritti per divertirsi, quasi che fosse un modo per rilassarsi.
Simenon aveva iniziato a cimentarsi nella scrittura dei romanzi fin da quando viveva a Liegi, a di diciassette anni circa. Poi vi si dedico molto più assiduamente una volta trasferitosi a Parigi (19 anni). Certo partì con la letteratura più semplice e popolare, ma nel 1950 erano già quasi trent'anni che scriveva. Aveva redatto articoli e reportage per i giornali. Si era cimentato per dieci anni con tutti i generi della letteratura popolare, anche con i racconti erotici. Poi aveva lanciato i Maigret, un poliziesco assolutamente rivoluzionario per l'epoca. E dopo circa un ventina di titoli aveva iniziato finalmente la scrittura dei romans durs... come sognava fin da quando era redattore diciassettenne a La Gazette de Liège. Nel 1950 aveva pubblicato una quarantina di Maigret e circa una settantina di non-Maigret.
E' chiaro che uno scrittore che alterna la scrittura di titoli dei due filoni, finisce per non poter non usare lo stesso linguaggio, lo stesso meccanismo creativo (anche se Simenon lo ha sempre negato), il modulo espressivo sarà assai simile, anche se non proprio uguale. Altrimenti dobbiamo immaginarci un Simenon di volta in volta Mister Hyde e Dottor Jackyll a seconda di quello che doveva scrivere? 
Insomma se Simenon compilava i romans durs come i Maigret dobbiamo dedurre che nel personaggio del commissario ci fosse molto dello romanziere. E questo lungo ragionamento ci porta alla conclusione che da un certo punto il commissario avesse nell'animo molte delle pulsioni  e dei sentimenti che erano propri dello scrittore e che Maigret incarnasse molte delle aspirazione e dei desiderata di Simenon.
E' torniamo alla domanda del titolo: "Autore e personaggio si somigliano?".
La nostra risposta è sì e la nostra convinzione che non sarebbe potuto essere altrimenti. Non basta il successo commerciale delle inchieste del commissario, la facilità di scrittura di Simenon, l'affezione del creatore alla sua creatura per spiegare i circa quarant'anni di convivenza. Potremmo azzardarci ad affermare che Simenon con Maigret si era creato il fratello che avrebbe voluto, come con M.me Louise aveva disegnato la sua moglie ideale ... insomma una sorta di famiglia... come dire dei legami di sangue.... E come si fa a dire che i due non si somigliano? (m.t.)
Author: Maurizio Testa
Posted: September 6, 2019, 8:46 am
About Simenon’s encounter with the policemen of the PJ


SIMENON SIMENON. UNA VISITA AL QUAI
Sull’incontro di Simenon con i poliziotti della PJ
SIMENON SIMENON. UNE VISITE AU QUAI
A propos de la rencontre de Simenon avec les policiers de la PJ





In the period when he wrote popular literature, Simenon used few points of reference, inventing everything, whether being adventure or exotic novels, love stories or detective novels; the most important ingredient was his imagination.
As for detective novels, he could partly rely on his experience as a reporter, which he had had when he was working at the Gazette de Liége and was attending daily to police stations, where maybe he had known an official called Maigret. He had also written a series of articles entitled “Scientific police”, and he had attended doctor Locard’s famous conferences.
Yet in these detective novels of popular literature, there was neither rigor nor exact knowledge of the investigative machine of the police. The protagonists in those novels were generally private or even occasional investigators, who didn’t need to follow the rules and patterns of the state police.
In 1929, Simenon was asked by Fayard to write a series of articles about the functioning of police machine; the articles were published in the newspaper Ric et Rac, with the title La Police scientifique, and were signed J.-K. Charles. Simenon had also read Chief Inspector Macé’s memoirs.
However, he still lacked direct knowledge. And when he began to write the Maigret novels, he felt he needed to gather material, above all about the procedural that a Chief Inspector of the homicide brigade like Maigret should follow.
After the publication of the first Maigret novels, the director of the Judicial Police, the famous Xavier Guichard, who appreciated that at last in these novels the police was not ridiculed by a private detective (as it was the case with Sherlock Holmes, Hercule Poirot or Nero Wolfe), found that there were nevertheless inaccuracies. So he invited Simenon to come to the P.J. to better know the policemen’s true work, so that the novelist could avoid writing inexact things in his novels. Thus the secretary of the director led him in the Palais de Justice, explained how an investigation really unfolded, with which procedural and methods, and which instruments were used. Simenon also met some famous chief inspectors of the Quai des Orfèvres, such as Massu and Guillaume.
After a round of first contact, Simenon asked whether he could attend the interrogations, because these moments showed the human aspect of the crucial encounter between criminals, suspects and policemen, where psychological and behavioural aspects emerged, and this was most interesting for a writer like him.
So, following Chief Inspector Guillaume, he attended the interrogations, the morning report, the meeting of the heads of the various brigades with their director, and even the psychiatric examinations in the special infirmary of the Quai.
In a 1963 interview with Roger Stéphane, Simenon remembered about his Maigret novels: “I took a lot from these ambiences, even if I was constrained to cut off because you can’t write a novel that unfolds like a true police investigation, where 90 to 100 people are implied… you would need to speak about rogatory commissions, about relationship between the different services, it would be so complicated that the readers wouldn’t understand anything…”
In April 1952, Simenon, who had become famous all around the world, as well as Chief Inspector Maigret, came back to the P.J. He was welcomed with all the honours at the 36, Quai des Orfèvres, made famous thanks to him, by the prefect, the chief inspectors, the inspectors, and there was a solemn ceremony of the delivery of a Chief Inspector's medal, numbered 0000, with Maigret’s name.
Later on, Simenon made a keychain with this medal, and one day he used it to avoid a penalty when he had been caught for speeding by the police. Yet Simenon was very proud of this medal, and he even said that he was more proud of it that of any literary honours he could have received…


by Simenon-Simenon
Author: Maurizio Testa
Posted: September 5, 2019, 6:30 am
Meung-Sur-Loire, il 4 settembre 2019

Georges Simenon

Romanziere

Paradiso della Letteratura


Mio caro Simenon,


probabilmente sarete sorpreso di ricevere una lettera da me, dopo che ci siamo lasciati da così tanto tempo. Oggi cade il trentesimo anniversario del giorno in cui avete lasciato questa terra per entrare nell’Eternità. Si voi avete il privilegio di essere sempre vivo nel cuore dei vostri lettori, io godo quello di dividere un po’ della vostra gloria, forse anche di avervi contribuito, anche se voi vi siete stato qualche volta un po’ geloso della fama del personaggio che avete creato. Quindi, caro Georges, perdonatemi di essere stato a volte più conosciuto del mio autore, perché, comunque anche voi avete approfittato della ricaduta di questa notorietà.

Da parte mia, approfitto di questo momento per perdonarvi di aver utilizzato il mio nome, i miei tic e le mie abitudini e di aver creato, a partire da me stesso, un personaggio “più vero che naturale”…Nelle mie Memorie, ho regolato i conti con voi e ora siamo pari. Da adesso in poi più nessuna gelosia, nessun rancore tra di noi e quella che ci unirà sarà soltanto una buona e franca amicizia.

Sono trent’anni che siete scomparso, ma siete più presente che mai, e riconoscete questo merito, che ciò è stato possibile un po’ anche grazie a me… E io, da parte mia, voglio riconoscere pienamente che è grazie al vostro talento, che il mio personaggio continua ad affascinare tanti lettori e suscitare tanto interesse nel mondo…

Vi abbraccio e M.me Maigret, che sta leggendo poggiata alla mia spalla, fa altrettanto. Vi auguro di continuare ad essere letto con passione, da tutti quelli che apprezzano la buona letteratura e che amano condividere questa passione.

Affettuosamente

Jules Maigret



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Meung-sur-Loire, le 4 septembre 2019 

 
M. Georges Simenon
 

Romancier 

Paradis de la Littérature
Mon cher Simenon,  


Vous allez probablement être étonné de recevoir une lettre de moi, alors que nous nous sommes quittés il y a si longtemps. Aujourd'hui marque le trentième anniversaire du jour où vous avez quitté cette terre, pour entrer dans l'Eternité. Si vous avez le privilège d'être toujours vivant dans le cœur de vos lecteurs, j'ai celui de partager avec vous un peu de votre gloire, peut-être même d'y avoir contribué, même si vous vous êtes peut-être senti parfois un peu jaloux de cette renommée du personnage que vous aviez créé. Alors, mon cher Georges, pardonnez-moi d'avoir parfois avoir été plus connu que vous mon auteur, car, avouez-le, vous avez aussi profité des retombées de cette renommée…  

De mon côté, je profite de ce moment pour vous pardonner d'avoir utilisé mon nom, mes tics et mes manières, et d'avoir créé, à partir de ma personne, un personnage "plus vrai que nature"… Dans mes Mémoires, j'ai réglé mes comptes avec vous, et il n'y a plus à y revenir. Dorénavant, plus de jalousie, plus de rancune entre nous, et ce n'est plus qu'une bonne et franche amitié qui nous unira.  

Il y a trente ans que vous avez disparu, mais vous êtes plus présent que jamais, et faites-moi cette justice que c'est aussi un peu grâce à moi… Et moi, de mon côté, je veux bien reconnaître que c'est grâce à votre talent que mon personnage continue à fasciner tant de lecteurs, et à susciter tant d'intérêt partout dans le monde… 

Je vous embrasse, et Mme Maigret, qui est en train de lire par-dessus mon épaule, en fait de même. Je vous souhaite de continuer à être lu, avec passion, par tous ceux qui apprécient la bonne littérature, et qui aiment aussi partager cette passion. 


Affectueusement 

Jules Maigret 



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Meung-sur-Loire, September 4, 2019

Mr. Georges Simenon

Novelist

Paradise of Literature


My dear Simenon,


You will probably be surprised to receive a letter from me, since we left each other so long ago. Today marks the thirtieth anniversary of the day you left this earth to enter Eternity. If you have the privilege of being still alive in your readers’ heart, I can share with you a bit of your fame, and maybe I even contributed to it, even if you may have felt a little jealous of this fame of the character you had created. So, dear Georges, please forgive me for having been sometimes more famous than my author, because, you can admit it, you also benefited from the repercussions of this fame…

For my part I take advantage of this moment to forgive you for having used my name, my tics and my habits, and for having created, using my person, a character “more real than nature”… In my Memories I settled accounts with you, and there is no need to come back to it. From now on, no jealousy anymore, no resent anymore between us, and a good frank friendship will unite us.

You left thirty years ago, but you are more present than ever, and do me justice that it's also a bit thanks to me… And for my part I want to acknowledge that it is thanks to your talent that my character continues to fascinate so many readers, and to generate so much interest around the world...

I embrace you, and Mme Maigret, who is reading over my shoulder, does the same. I wish that you’ll continue to be read, with passion, by all those who appreciate good literature, and who also like to share this passion.


Yours friendly

Jules Maigret





Author: Maurizio Testa
Posted: September 4, 2019, 8:44 am

Sabato scorso abbiamo riportato, nella nuova versione della nostra rassegna stampa, uno degli articoli selezionati, innanzitutto per il titolo che suonava interessante, pressapoco così: Se Simenon fosse stato più simile a Maigret.
Il sommario era un po' più strano e avrebbe dovuto metterci in allarme. Rimarcava le differenze tra autore e personaggio, portandole però alle estreme conseguenze dando addirittura del tossicodipendente a Simenon (mai cosa più falsa) e inventando pure che era morto solo in un grande castello svizzero. Come anche i nostri lettori sanno, anche questo è falso. Lo scrittore è morto a Losanna, nella sua piccola casa rosa e assistito dalle amorevoli cure della sua ultima compagna Teresa Sburelin.  
Poi qualcosa nel meccanismo di controllo di Simenon-Simenon (sono quasi dieci anni che lo utilizziamo, visto che siamo on-line ogni giorno con un post nuovo)  non ha funzionato.
Cosa? Forse nei vari passaggi qualcuno ha letto un articolo e poi il caso ci ha messo lo zampino e per la messa on-line è arrivato un altro articolo? Faremo i dovuti accertamenti su quello che non ha funzionato.
Infatti nell'articolo sono espresse cose strane (come definire Maigret un "cupo detective") e definizione sconcertanti, come quando si definisce la produzione letteraria dello scrittore "demonic productivity" come se i suoi romanzi fossero opera del diavolo....!
Insomma Ian Thomson, nella migliore delle ipotesi si è avventurato in un campo che non conosceva affatto, nella peggiore, aveva (chissà perché) un preconcetto sullo scrittore o un interesse a dipingerlo a tinte fosche... insistendo, ad esempio, sulla sua impellenza sessuale che doveva soddisfare ogni giorno, arrivando a concludere che "...modo in cui ha trovato il tempo di scrivere i libri di Maigret è una questione di psicoanalisi".
Non contento, Ian Thomas utilizza battute come frasi realmente pronunciate (Hitchcock che telefona a casa Simenon, chiedendo del romanziere e gli viene risposto che è occupato a scrivere. Il regista commenta "Non c'è problema aspetto in linea...". Ridicolizzando la velocità con cui Simenon scriveva). E poi l'articolo è infarcito da inesattezze e sciatterie come il fatto che Pietr-le Letton sia stato il primo romanzo pubblicato, oppure la inesistente confessione che  alcuni Maigret sarebbero stati scritti mentre Simenon era mezzo ubriaco... figuriamoci ad un certo punto, lo scrittore, quando era ancora con la seconda moglie, Denyse, smise di bere del tutto.  E l'ineffabile  Thomas chiude l'articolo con la "fake" che abbiamo citato all'inizio: "...Georges Simenon morì, all'età di 86 anni, nel suo castello di 36 camere fuori Losanna...", forse si riferiva allo Chateau d'Enchandens in cui  il romanziere si installò nel luglio del 1957 (a 54 anni), per lasciarlo nel '63 (a 60 anni), quando andò ad abitare con tutta la famiglia nella grande villa fatta costruire a Épalinges nei pressi di Losanna. Da lì traslocò con la sola Teresa Sburelin nel settembre del '72 (a 69 anni) in piccolo appartamento di un grande condominio a Losanna, al 115, Avenue de Cour. Infine, nel febbraio del '74 (a 71 anni), si sistemò in un piccola villetta rosa, con un giardino e un grande cedro del LIbano al 12,avenue des Figuiers. 
Ci scusiamo per tanta pendanteria, ma alle "fake" va risposto con dati, date e fatti. D'altronde l'articolo è stato pubblicato da The Spectator, un serioso settimanale britannico conservatore, fondato nel 1828, il cui editore possiede anche il Daily Thelegraph... Ma evidentemente tutto ciò non basta. Le "fake" più insidiose si nascondo non solo su internet e nei social, ma anche nella rispettabile stampa britannica. E' nostro dovere prima di tutto scusarci con i lettori per aver consigliato la lettura di un articolo così poco  "istruttivo" e poi stringere meglio e di più le maglie della nostra rete di controllo. (maurizio testa) 
Author: Maurizio Testa
Posted: September 3, 2019, 9:42 am
A propos d’un livre où est évoqué le romancier


SIMENON SIMENON. SIMENON E LA CRAVATTA
A proposito di un libro dove viene evocato il romanziere
SIMENON SIMENON. SIMENON AND THE TIE
About a book in which the novelist is evoked





Des photos de Simenon, j’en ai vu passer des centaines ; malgré cela, je n’ai jamais pu définir sa méthode d’habillement : un jour une cravate, un jour un nœud papillon et très souvent, surtout les dernières années, une cravate-lacet.
Je ne me suis pas attardé sur le sujet, car j’avais l’impression que le choix de Simenon était dicté par les circonstances, le lieu et surtout son humeur du jour. Jeune reporter à La Gazette de Liège, il portait la cravate, noblesse oblige, n’est-ce pas, Monsieur Demarteau ? Plus tard, la gloire venue, il portait souvent le nœud papillon, encore qu’à Cannes on l’ait vu en cravate.
Pas facile donc de trouver une ligne claire d’habillement. Pourtant, il semble que je me suis trompé ; certaines personnes ont donné une importance réelle au choix de la cravate, qu’elles soient bien informées ou alors d’une inventivité extraordinaire ; toujours est-il qu’une d’entre elles, un certain Nicolas Ancion, a commis un roman sur le sujet.
Ce livre, édité en 2012 chez Didier à Paris dans la collection Mondes en VF, porte le simple titre La Cravate de Simenon. Cela n’a rien d’une biographie, mais certains détails nous font penser que l’auteur est bien informé. Je cite : « (Mon père) me disait que le goût de la lecture lui était venu sur le tard, alors qu’il faisait un stage à la comptabilité d’un journal local. Dans la salle de rédaction, à côté de la bibliothèque, une vieille cravate était suspendue à un clou… On avait expliqué à mon père que cette cravate en soie, bleue à fines rayures grises, était le porte-bonheur de la rédaction. Quand il était tout jeune, Georges Simenon, qui n’écrivait pas encore de romans, avait travaillé au journal…portant cravate. Il avait fini par l’enlever dès qu’il arrivait à la rédaction et l’enfiler lorsqu’il partait en reportage. Plus tard en partant pour Paris il avait oublié cette cravate qui pendait à un clou. ».
Le reste du roman est de la même veine et fait constamment allusion à Simenon. Passent en revue les romans populaires, la mère, l’hôpital et même la maladie du père, celui de Ancion bien entendu, mais quand même entre fiction et réalité il n’y a qu’un pas ! Alors, tout inventé ou partie de réalité ? Je ne m’y retrouve pas. Empruntez ce roman à la bibliothèque du coin ou achetez-le, il est bon marché, c’est un livre pour enfants scolaires désirant, ou devant, apprendre le français. En d’autres mots, faites-vous votre propre opinion.


Philippe Proost
Author: Maurizio Testa
Posted: September 3, 2019, 8:00 am
Mercoledì 4 settembre 2019 al Cinemino via Seneca, 6 Milano tre film tratti da Georges Simenon in edizione originale con sottotitoli italiani




Spettakolo! - 30/08/2019 - Pierfranco Bianchetti - Scrittore prolifico e metodico, Georges Simenon alle 6,20 del mattino cominciava la sua giornata. Dopo una doccia fredda e una bevanda calda, si chiudeva nel suo studio portandosi dietro un thermos con vino, whisky, tè o caffè. Sulla scrivania vi era una collezione di pipe e una miscela di tabacco speciale al fianco di un astuccio di pelle rossa contenente una decine di matite temperate. Seguendo un calendario da lui preparato dopo solo tre ore di scrittura nasceva un nuovo capitolo del romanzo a cui stava lavorando. È così che l’autore belga ci ha regalato più di duecento romanzi che il cinema (come la televisione) ha regolarmente saccheggiato...>>>
Author: Maurizio Testa
Posted: September 2, 2019, 6:46 am






8. Maigret s’incruste sur les lieux
« Le client de passage se serait sans doute demandé quel était ce gros monsieur en pardessus épais qui fumait sa pipe, le dos au poêle, tout en réchauffant dans sa main un verre d’alcool […]. Le commissaire fumait sa pipe, buvait son alcool, allait de temps en temps jeter un coup d’œil au bistro d’en face et revenait vers le poêle. » (Rue Pigalle)

8. Maigret s’installa nei luoghi
«I cliente di passaggio si sarà chiesto senza dubbio chie era quel grosso signore con una pesante cappotto che fumava la pipa, dorso alla stufa, mentre scaldava nel palmo della mano un bicchiere di liquore [...]. Il commissario fumava la sua pipa , beveva un sorso di liquore, e andava ogni tanto a dare un 'occhiata al bistro di fronte e poi ritornava verso la stufa. »  (Maigret in Rue Pigalle

8. Maigret embeds the places
“The passing customer would no doubt wonder who this fat man in thick overcoat was, smoking his pipe, leaning his back to the stove, while warming up in his hand a glass of alcohol. […] The Chief Inspector was smoking his pipe, drinking his alcohol, taking from time to time a look at the bistro opposite and coming back to the stove.” (In the Rue Pigalle)


Author: Maurizio Testa
Posted: September 1, 2019, 10:07 am
While the pipe-smoking detective is dutifully uxorious, enjoying simple pleasures, his creator was a sex addict who died rich and lonely in a vast Swiss château




The Spectator - 31/08/2019 - Ian Thomson - Georges Simenon, creator of the sombre, pipe-smoking Paris detective Jules Maigret, pursued sex, fame and money relentlessly. By the time he died in 1989, he had written nearly 200 novels, more than 150 novellas, several memoirs and countless short stories. His demonic productivity and the vast sales and fortune it brought him were matched by a vaunted sexual athleticism. Simenon claimed to have slept with 10,000 women. (‘The goal of my endless quest,’ he explained, ‘was not a woman, but the woman’ — which is French for wanting lots of it, very often.) It was not love-making, but a desire for brute copulation that drove Simenon to demand sex at least once daily of his wives, secretary and housemaid-mistresses. How he found the time to write the Maigret books is a matter for psychoanalysis. (Simenon described himself, without irony, as a ‘psychopath’.)...>>>
Author: Maurizio Testa
Posted: August 31, 2019, 5:29 am
Nella sua biografia ci sono tutti gli elementi per scrivere una sceneggiatura con i fiocchi.. nessuno ci ha pensato?

SIMENON SIMENON. UN FILM SUR LE ROMANCIER ? ET POURQUOI PAS ?
Dans sa biographie on trouve tous les éléments pour écrire un scénario du tonnerre… personne n'y a-t-il donc pensé ?
SIMENON SIMENON. A FILM ABOUT THE NOVELIST? WHY NOT?
In his biography there are all elements to write a script with all the trimmings... didn’t anyone think about it?





















Si parla del nuovo film di Patrice Leconte che dopo parecchi anni riporterà il commissario Maigret sul grande schermo. Ovviamente ci fa piacere, anche se ci sarà da aspettare un po', visto che le riprese inizieranno solo in autunno... Previsioni sull'uscita? Probabilmente verso la fine del 2020 o addirittura agli inizi del 2021. Siamo tutti curiosi ed è normale dal momento che l'ultimo Maigret cinematografico risale a 53 anni fa'. Ed è proprio quel "Maigret a Pigalle" interpretato da Gino Cervi con la regia di Mario Landi per una produzione italo-francese. Nacque come costola dello sceneggiato Rai che in Italia stava avendo moltissimo successo. Ma il film non riuscì a riprodurre la magia che si sprigionava dal piccolo schermo (il cambio degli sceneggiatori? l'abbandono del bianco/nero? il cambio di attori, tranne il protagonista, etc...). Dunque prossimamente prepariamoci ad un nuovo Maigret (Depardieu) diretto da Patrice Leconte...
Invece oggi vorremmo parlare di un film che non c'è. Non c'è mai stato, E, a quanto pare, non è nemmeno in programmazione. 
Una produzione cinematografica sulla vita di Georges Simenon. 
Quante volte abbiamo detto che per la varietà e la ricchezza di spunti sulla vita dello scrittore si sarebbe potuto scrivere un romanzo? Oggi diciamo che ci si potrebbe realizzare anche un film.
Un film sulla sua vita?... Impossibile... durerebbe troppo!
A parte gli scherzi, tutte le opere di cinematografia biografica tendono a raccontare un periodo di una vita famosa, cercando di individuare quello più interessante e ricco di avvenimenti. Con Simenon questa operazione sarebbe un po' più complicata. Il decennio '22-'32, dall'arrivo a Parigi, alla letteratura alimentare fino al lancio dei Maigret? Oppure dal '35 al '45 dall'abbandono di Parigi, alla sistemazione in Vandea, alla invasione nazista della Francia? Oppure un Simenon fuori gli schemi, "Georges l'Americano". I dieci anni in Usa che non saranno forse i più significativi, ma ci riservano la nascita di due figli (John e Maire-Jo), l'inizio dell'avventura editoriale con Presses de La Cité, la maturazione dei Maigret, il periodo dei romans durs americani, la nuova amante-compagna-moglie Denyse... Oppure il rientro in Europa, il decennio '55 -'65 con il massimo della popolarità e del riconoscimento letterario, la sistemazione (definitiva) in Svizzera vicino Losanna, la vita mondana (la presidenza della giuria del Festival di Cannes del 1960), le grandi amicizie da Fellini a Chaplin, da Bukowsky a Jean Gabin...
Insomma se da un parte è difficile scegliere un periodo, dall'altra c'è un ricco ventaglio di opzioni. E il regista? E il protagonista? E gli altri attori?Iniziamo dal regista, abbiamo pensato ad uno che ha fatto tutto, attore di teatro, di cinema, regista, sceneggiatore. Molti dei film che ha diretto e che ha interpretato sono ispirati a personaggi o vicende reali, quindi crediamo che tra le sue corde ci sarebbe la sensibilità giusta per dirigere un film sulla vita di Simenon Parliamo dell’attore-regista inglese Kenneth Branagh. 
E lo scrittore chi lo interpreta? Noi avevamo pensato a Gary Oldman attore pluripremiato, portato ad impersonare grandi personaggi, come Beethoven in "Amata immortale", o come il pittore Julian Schnabel in "Basquiat" o anche un superbo Wiston Churchill ne "L'ora più buia". Qui sopra abbiamo immaginato un fotogramma con i titoli di testa, dove Oldman/Simenon è dietro la propria scrivania con una vecchia macchina per scrivere Remington. Il titolo che abbiamo immaginato, un tantino atipico, riprende quello di uno dei romans durs più belli di Simenon (L'uomo che guardava passare i treni) e qui diventa "L'uomo che si guardava scrivere i romanzi", con un riferimento a "l'état de roman", quella trance creativa che, affermava lo scrittore, essere lo stato in cui scriveva i suoi romanzi.
L’altro interprete è un‘attrice che abbiamo immaginato nella parte di una moglie di Simenon (più Denyse che Tigy?) è Audrey Tautou, un’attrice francese che oggi, a più di quarant’anni, non è più la rotondetta interprete di “Il meraviglioso mondo di Amelie”, ma una donna magra ed elegante, un po’ sul tipo di Denyse (anche se con più smart… ma quello lo star-system lo impone alle sue attrici)Questi sono solo alcuni punti, ancora del tutto insufficienti per determinare quello che potrebbe essere un prodotto cinematografico. Ma è sufficiente per introdurre una domanda. Perché nessuno ha mai pensato a fare un film su Simenon? Eppure come abbiamo scritto più sopra gli elementi non mancano.
La crescita di un grande letterato del ‘900, i suoi eccessi sessuali, il suo compulsivo cambio di abitazioni (oltre 30 in tutta la vita) la sua bulimia creativa con la pubblicazione di centinaia di romans durs, quasi cento Maigret, e poi racconti, reportage, libri autobiografici, più di settecento milioni di copie vendute dei suoi titoli... Le sue due mogli, i quattro figli, la persecuzione come presunto collaborazionista dei nazisti, una fuga in America, diventata poi una residenza durata dieci anni.
Tutta questa roba non ha fatto gola a nessun produttore? Finora no. Ma perché? Come accennavamo, forse Simenon è un personaggio troppo complesso e la scelta di cosa raccontare non è certo facile. Noi però siamo convinti che una volta individuato un filo narrativo adeguato, il lavoro non sarebbe così impossibile. Forse pochi spettatori? A giudicare da quanto vendono ancora i libri di Simenon (una volta usciti, conquistano le prime posizioni delle classifiche dei più venduti) questo pericolo non dovrebbe davvero esserci.
In questo post abbiamo immaginato una schermata, un titolo, alcuni nomi, pochi elementi, assolutamente insufficienti per motivare una produzione cinematografica.
Ma allora perché nessuno ha pensato ancora a produrre un film del genere? Una risposta forse non c’è… Lo show-business ha le sue regolema spesso è il primo a non rispettarle... Noi in fondo abbiamo fantasticato, formulato delle ipotesi più o meno probabili e, anche se siamo convinti che prima o poi qualcuno potrebbe davvero inoltrarsi in questa avventura, noi intanto ci siamo solamente divertiti (e speriamo anche voi) con uno bizzarro gioco di fine estate. (m.t.)
Author: Maurizio Testa
Posted: August 30, 2019, 7:14 am

The strange case of Simenon’s ambassador to England 


SIMENON SIMENON. MAIGRET, TITOLI E TRADUZIONI 
Lo strano caso dell'ambasciatore di Simenon in Inghilterra 
SIMENON SIMENON. MAIGRET, TITRES ET TRADUCTIONS  
L'étrange affaire de l'ambassadeur de Simenon en Angleterre 



By the late-1930s Simenon was not only established as a bestselling author In France but was also enjoying a certain success in translation in Britain and North America. He now felt ready to negotiate contracts for the remaining thirteen Fayard Maigret novels which had not yet been published in English and in 1939 he signed deals with Routledge and Sons in London and Harcourt Brace in New York. Both publishing houses considered the Maigret stories too short to appear as individual books, so, following a practice established by Simenon’s first British publishers Hurst & Blackett, they appeared in seven volumes grouped in pairs under titles including the name ‘Maigret’ (The Patience of Maigret, Maigret AbroadMaigret to the RescueMaigret Travels SouthMaigret Keeps a RendezvousMaigret and Monsieur LabbéMaigret Sits It Out) with the fourteenth text consisting of the 1931 non-Maigret story Le Relais d’Alsace featuring the detective Monsieur LabbéThis foregrounding of the name of the commissaire served a double purpose: on the one hand appealing to readers who had read the eight Maigret stories issued in English between 1932 and 1934, on the other hand, establishing the internal continuity of the series. While, with three exceptions, the translated titles of the individual novels resemble the original French titles in their focus on very specific people or places, the volume titles are much more general, almost to the point of vagueness. 
The principal translator, with eight of the fourteen texts, was Geoffrey Sainsbury, with whom Simenon established a close working relationship, going so far as to suggest that the former become ‘Simenon in England’, the author’s ‘ambassador’. The remaining translations were carried out by Margaret Ludwig (four) and Stuart Gilbert (two). In each case, the same translations were used for the British and American editions of each book. 
It has been suggested that Sainsbury took Simenon too literally at his word, not hesitating to alter names and other details when he felt necessary to either improve the author’s work or make it more appropriate to an English-speaking readership. This is particularly evident in the first published volume, The Patience of Maigret (1939), consisting of La Tête d’un homme and Le Chien jaune translated as A Battle of Nerves and A Face for a Clue respectively. In both cases, the new title, while it has its origin in Simenon’s text, constitutes a significant change. La Tête d’un homme takes its title from an exchange in Chapter Two between Maigret and juge Coméliau in which the latter complains that Maigret’s actions could lead to a major scandal and the commissaire asks rhetorically whether a man’s head (that of the condemned, in Maigret’s view possibly innocent, Heurtin) is worth a scandal. Le Chien jaune refers to the mysterious yellowish coloured dog that has been observed in the vicinity of a shooting. In Sainsbury’s translations, A Battle of Nerves evokes the opposition of Maigret and the suspect Radek, drawing on a comment by the narrator in Chapter Ten and the Face for a Clue (that of the waitress Emma) refers to an exchange between Maigret and inspecteur Leroy in Chapter Nine where the former explains that his method is to start from the ambiance of a place and his first impressions of people and only then consider material clues. 
Sainsbury submitted his changes (including, presumably the change of the name of Crosby in La Tête d’un homme to Kirby in A Battle of Nerves, and major changes to some of the chapter titles – ‘L’auberge de Nandy’ becoming ‘Caviar Again’, ‘Le petit bonhomme’ translating as ‘A Family in Trouble’, ‘Le placard à surprise’ appearing as ‘Maigret Becomes Talkative’) to Simenon before publication, but whether because the author  spoke no English or because, with his distaste for revision, he paid little attention, the translator’s “recreations” passed into print. Whatever the reason, it would not be until 1952, by which time Simenon had acquired a degree of competence in English and was, moreover, married to the bilingual Denyse, that the author would part ways definitively with his ‘ambassador’ in England.  
With the passage of more than seventy years, the enduring popularity of Simenon’s work and the superseding of Sainsbury’s translations, it is easy to deride the latter for his presumption that he was in effect the former’s co-author rather than simply a translator. Nevertheless, Sainsbury was addressing serious questions about the nature of literary translation. His translation of La Guinguette à deux sous as Guinguette by the Seine is a case in point: on the one hand, he kept the word guinguette, for an establishment that was culture-specific to contemporary France (the notions of  a ‘bar’ or a ‘tavern’, words employed by subsequent translators being somewhat different), on the other hand, he replaced ‘à deux sous’ with its connotation of ‘cheap and cheerful’ by a geographical reference, since while French readers would automatically associate the word ‘guinguette’ with the Seine and the outskirts of Paris, this would not be the case for a British or American public. Sainsbury was not alone among the translators of the Fayard Maigrets in recognising the importance of such cultural references in the novels’ titles, as can be seen in Margaret Ludwig’s translation of Au Rendez-vous des Terre-Neuvas as The Sailors’ Rendezvous: while the French public would be familiar with the importance to the French fishing industry, and the port of Fécamp in particular, of the seas off Newfoundland (la Terre-Neuve), the Grand Banks were of less significance to British commercial fishing and the geographical reference might not automatically be associated with sailors in the minds of her targeted readership. 
In summary, the titles of the Routledge and Harcourt Brace translations of the Fayard Maigrets demonstrate the range of considerations involved in literary translation from both commercial and linguistic perspectives and the challenges facing translators in remaining faithful to an original text while making it accessible to a new readership. 

William Alder 
Author: Maurizio Testa
Posted: August 29, 2019, 6:30 am

Aucun simenonien ne peut dorénavant l’ignorer: cette année, nous commémorons les 30 ans de la disparition du romancier. Notre blog lui rend hommage, à sa façon, en proposant cette rubrique à quinzaine.

Nessun simenoniano potrà d’ora in poi ignorarlo: quest’anno ricordiamo i 30 anni dalla scomparsa del romanziere. Il nostro blog gli renderà omaggio, a modo suo, proponendo questa rubrica ogni quindici giorni.


No Simenonian can ignore it now: this year, we commemorate the 30th anniversary of the disappearance of the novelist. Our blog pays tribute, in its own way, by offering this fortnight column.






3) Quand Simenon avait 30 ans… 

En 1933, année des 30 ans du romancier, c’est un Simenon voyageur qui apparaît. L’année précédente, il avait accompli un voyage en Afrique, et, en février 1933, il va faire un tour de l’Europe en crise : Belgique, Allemagne, Lituanie, Pologne, Tchécoslovaquie, Roumanie, Hongrie, Bulgarie et Yougoslavie. En un mois de voyage, il récolte de quoi écrire plusieurs reportages : « Europe 33 », « Peuples qui ont faim ». Et en mai, il repart pour la Turquie et une croisière en Mer Noire, qui l’amène jusqu’en Ukraine et en Géorgie, puis il rencontrera Trotski en juin. Ce voyage lui inspirera le roman Les Gens d’en face. 


3) Quando Simenon aveva 30 anni…

Nel 1933, anni dei 30 anni del romanziere, quello che si nota è una Simenon viaggiatore. L'anno precedente aveva compiuto un viaggio in Africa e in febbraio 1933, inizia un tour dell'Europa in crisi: Belgio, Germania, Lituania, Polonia, Cecoslovacchia, Romania, Ungheria, Bulgaria e Yugoslavia. In un mese di viaggio raccoglierà materiale per scrivere numerosi reportage: "Europa 33", "Popoli che hanno fame". E a maggio riparte per la Turchia e per una crociera nel Mar Nero che lo porterà fino in Ukraina e in Georgia, in seguito, a giugno, incontrerà Trotsky. Questo viaggio gli ispirerà il romanzo 
Le finestre di fronte.


3) When Simenon was 30 years old…

In 1933, when Simenon was 30, he appeared as a traveller. The year before he had completed a trip to Africa and in February 1933 he went on a tour of Europe in crisis: Belgium, Germany, Lithuania, Poland, Czechoslovakia, Romania, Hungary, Bulgaria and Yugoslavia. Travelling for a month, he collected enough to write several reports: “Europe 33”, “Peuples qui ont faim”. And in May he left for Turkey and a cruise in the Black Sea, which brought him to Ukraine and Georgia, and then he would meet Trotski in June. This trip would inspire him the novel The Window over the Way.

Murielle Wenger
Author: Maurizio Testa
Posted: August 27, 2019, 1:35 pm
Quelques faits à relever dans Les Mémoires de Maigret



SIMENON SIMENON. TRA LEGGENDA E REALTÀ
Alcuni fatti da notare nelle Memorie di Maigret
SIMENON SIMENON. BETWEEN LEGEND AND REALITY
Some facts to notice in Maigret’s Memoirs



Simenon ne s’est guère soucié de respecter la chronologie dans les enquêtes de Maigret, et c’est un des points sur lesquels il s’est attardé en écrivant les Mémoires de son commissaire, donnant une justification des incohérences, au nom d’une certaine vérité romanesque. C’est ainsi qu’il revient sur le fait que dans les premiers romans, il avait envoyé Maigret enquêter hors de Paris, alors qu’en principe le commissaire n’a aucun pouvoir en dehors de sa juridiction. Simenon donne comme argument que ces enquêtes menées hors de la capitale ont été possibles parce que Maigret travaillait alors pour la Sûreté et non pour la P.J. Dans un billet récent, nous avons vu que, pour s’en tenir aux faits historiques, les débuts de Maigret en tant qu’inspecteur, racontés dans La Première Enquête de Maigret, devaient s’être déroulés alors qu’il faisait partie, précisément, de la Sûreté. Pour des raisons de simplification, Simenon prétend que c’est volontairement qu’il a fait cet amalgame : « Pourquoi troubler les idées du lecteur avec ces subtilités administratives ? Faudra-t-il, pour chaque enquête, expliquer en commençant : Ceci se passait en telle année. Donc Maigret était attaché à tel service. » ; « La première qualité, la qualité essentielle d’une vérité est d’être simple. Et j’ai simplifié. »
On peut, bien entendu, suivre Simenon dans cette voie et comprendre son point de vue. Ce qui n’empêche pas de chercher des détails dans la biographie de Maigret, telle que Simenon l’a racontée, et de tenter de les accorder avec une certaine vérité historique. Et dans ces Mémoires de Maigret, on trouve plusieurs de ces détails qui, si on les met en regard soit des faits réels, soit de faits racontés dans d’autres romans, montrent des contradictions. Ce sont quelques-unes de ces contradictions que nous allons relever aujourd’hui, non pour blâmer une certaine légèreté du romancier, mais pour le pur plaisir de se promener encore une fois dans la saga maigretienne et dans la biographie de son créateur.
A l’incipit de ses Mémoires, Maigret raconte que sa première rencontre avec Simenon remonte à 1927 ou 1928, au début de l’hiver. Faut-il imaginer que cette visite du romancier, qui, selon le roman, s’est présenté de lui-même au « patron » Xavier Guichard, a réellement pu avoir lieu à cette date ? Si l’on considère les éléments biographiques établis par les chercheurs, Simenon a passé l’été 1927 à l’île d’Aix, et il s’est embarqué sur le Ginette en avril 1928 ; rien de précis ne nous est donné pour l’hiver 1927-1928. On pourrait imaginer que cette visite de Simenon au Quai des Orfèvres s’est bien passée à la fin des années 1920, mais deux faits réels remettent cette hypothèse en question. D’abord, dans le roman, Maigret raconte que Guichard était déjà, à cette époque, le directeur de la P.J. Or, Guichard n’a accédé à ce poste qu’en 1930. D’autre part, Simenon a souvent raconté que c’est Guichard lui-même qui l’avait invité, pour lui faire découvrir le véritable travail des policiers, afin de corriger les erreurs commises dans les premiers romans Maigret. Mais ceux-ci n’ont été publiés qu’en 1931, et il est donc peu probable que Guichard en ait eu connaissance plus tôt. Il est donc plus plausible que la visite de Simenon se situe en 1931, voire en 1932.
Un dernier point mérite d’être relevé : dans ses Mémoires, Maigret raconte que c’est à l’âge de 30 ans qu’il entra à la « brigade spéciale », sous les ordres du commissaire Guillaume. Mais, dans La Première Enquête de Maigret, qui se passe en 1913, il est dit que Maigret avait alors 26 ans. Ce qui fait qu’il aurait eu 30 ans en 1917. Or, Guillaume n’était pas encore à la tête de la brigade criminelle, puisqu’il y fut nommé en 1930 par Guichard. Retenons surtout de cela l’hommage que le romancier a voulu rendre à Guillaume, l’un des modèles de Maigret…


Murielle Wenger
Author: Maurizio Testa
Posted: August 27, 2019, 6:48 am
Dans «Maigret tend un piège», le commissaire, rompu aux crimes d’amour ou d’argent, rencontre un tueur en série. Dans l’histoire de la culture populaire, cela se passe quatre ans avant «Psychose»


Le Temps - 24/08/2019 - Nicolas Dufour - Le roman Maigret tend un piège stupéfie. Durant la lecture de l’intégrale des Maigret, les années 1953-1956 présentent de petits coups de mou – légers, car chez Simenon, la lenteur n’est pas de mise. J’attendais beaucoup de Maigret chez le ministre, pour la dimension politique, et l’on a une enquête assez banale. Maigret et le corps sans tête, qui suit, offre une amusante et macabre balade en compagnie d’une femme glaciale qui obsède le commissaire. é...*Puis arrive Maigret tend un piège, et cette brutalité dans le cycle: un tueur en série. Cinq femmes ont été assassinées à Montmartre. Maigret organise une opération massive, 400 personnes mobilisées, afin de piéger le tueur...>>>
Author: Maurizio Testa
Posted: August 26, 2019, 7:16 am
Nel 1958 è stato realizzato un film di Jean Dellanoy sul personaggio di Georges Simenon, con protagonista l’attore Jean Gabin





Il Sussidiario - 25/08/2019 - Gianni Foresti - Oggi parliamo del film Il commissario Maigret, uscito nel 1958. Partiamo dall’attore protagonista, il grande Jean Gabin che interpretò tre volte Maigret. Un grande del cinema francese, il numero uno, stette sulla scena cinematografica per 46 anni, fino alla morte, lavorò con grandi registi, vinse due Coppe Volpi, due Orsi d’argento, fu candidato due volte per l’Oscar, una proprio per questo film, ma non lo vinse mai. Considerato in patria, e non solo, un grandissimo attore, alla sua morte in Francia fu proclamato il lutto nazionale.
Due registi lo diressero per ben sei film a testa, Julien Duvivier e Jean Dellanoy. Il primo è famoso in Italia per Don Camillo, il secondo visse 100 anni, lavorò tantissimo, molti dei suoi film hanno una matrice etica-religiosa. Ne cito alcuni: Dio ha bisogno degli uomini, con cui vinse il premio della giuria al Festival di Venezia del 1950, Cani perduti senza collare (mai uscito in versione italiana), Bernadette, La Passione di Bernadette, Maria di Nazareth. Prima o poi vi farò una presentazione specifica dei suoi film. Diresse Il commissario Maigret e Maigret e il caso St. Fiacre, sempre con Gabin protagonista...>>>
Author: Maurizio Testa
Posted: August 26, 2019, 5:48 am

7. Maigret travaille par déduction

« Ce fut une des rares affaires qui eût pu être résolue sur plans et documents, par déduction et par les méthodes de police scientifiques. D’ailleurs, quand Maigret quitta le Quai des Orfèvres, il savait tout […].Maigret avait tellement étudié le plan établi par les premiers enquêteurs qu’il aurait pu se diriger les yeux fermés dans la maison. […] Et Maigret, ses papiers à la main, suivait son idée » (Les Larmes de bougie)


7. Maigret lavora per deduzione

« Quello fu uno dei rari casi che poté essere risolto attraverso la pianificazione, la deduzione e grazie ai metodi della polizia scientifica. lnoltre quando Maigret lasciò Quai des Orfèvres, sapeva tutto […] Maigret aveva talmente studiato il piano stabilito di primi investigatori, che avrebbe potuto muoversi ad occhi bendati nella casa. […]  E Maigret, le sue carte in mano seguiva la sua idea » (Le Lacrime di cera)

7. Maigret works by deduction

“It has been one of the rare cases which could have been resolved on plans and documents, by deduction and by scientific police methods. Besides, when Maigret left the Quai des Orfèvres, he knew everything […]. Maigret had so much studied the plan established by the first investigators that he could have moved in the house with his eyes closed. […] And Maigret, with his papers in his hand, was following his idea” (Journey Backward into Time)



Author: Maurizio Testa
Posted: August 25, 2019, 8:11 am